Bulletin du CPNN (Culture of Peace News Network) du 1er mars 2020

Les Villes Prennent Le Leadership

Les villes prennent les leadership dans de nombreux domaines de la culture de la paix.

Le désarmement nucléaire. New York est en train de devenir la ville la plus récente à planifier le désinvestissement de ses fonds de l’industrie des armes nucléaires. Des audiences publiques dans la ville le 28 janvier ont entendu un large éventail d’orateurs en faveur de cette action. Parmi les intervenants figuraient la campagne mondiale, Move the Nuclear Weapons Money, ainsi que Mayors for Peace, des jeunes de Peace Boat et un représentant de la Campagne internationale pour l’abolition des armes nucléaires (ICAN), qui a remporté le prix Nobel de la paix en 2017. Les participants à l’audition ont exprimé leur amour de la ville et leur forte réticence à voir New York, ou tout autre endroit sur la terre, être exposé à la menace de destruction irréversible que représentent les armes nucléaires.

Des centaines de villes ont rejoint l’appel aux villes de l’ICAN appelant à l’abolition totale des armes nucléaires. L’appel déclare: « Notre ville / village est profondément préoccupé par la grave menace que les armes nucléaires font peser sur les communautés du monde entier. Nous croyons fermement que nos habitants ont le droit de vivre dans un monde libéré de cette menace. Toute utilisation d’armes nucléaires, qu’elle soit délibérée ou accidentelle, aurait des conséquences catastrophiques, de grande envergure et durables pour les personnes et l’environnement. Par conséquent, nous saluons chaleureusement l’adoption du Traité sur l’interdiction des armes nucléaires par les Nations Unies de 2017, et nous appelons notre gouvernement national à le rejoindre. « 

L’appel est également soutenu par Maires pour la Paix avec son réseau de 7675 villes dans 163 pays à travers le monde. La ville la plus récente à avoir soutenu l’appel, le 27 janvier, était Oxford au Royaume-Uni.

Le développement durable. ONU Habitat a récemment parrainé le dixième Forum urbain mondial pour soutenir les objectifs de développement durable (ODD) convenus par les dirigeants mondiaux en 2015. Lors de la réunion, qui s’est tenue à Abu Dhabi du 8 au 13 février, les 13 000 participants ont reconnu que « l’urbanisation croissante du monde est une force transformatrice qui peut être exploitée et dirigée pour stimuler le développement durable. » Parmi les organisations de villes participant au Forum figurait ICLEI (Gouvernements locaux pour la durabilité), un réseau de villes dans plus de 100 pays, avec des experts mondiaux dans 22 bureaux.

Lors du Forum urbain mondial, le Parlement mondial des maires a présenté un projet appelé le Parlement virtuel, un outil en ligne pour connecter les maires du monde entier, pour débattre et voter sur des questions politiques et pour échanger des expériences. Par exemple, il a soutenu une action du Congrès américain des maires contre la violence armée.

Réduction des tensions internationales. L’organisation de Cités internationales de la paix rapporte que la première ville de la paix sur la péninsule coréenne a été créée le 5 février près de la zone démilitarisée à Pocheon. Une grande célébration a eu lieu à l’hôtel de ville où le maire Mr Park a signé une proclamation devant une foule de médias, de dignitaires et de plus de 100 citoyens. Pocheon a le potentiel pour aider à réaliser le rêve de la réunification de la Corée du Sud et de la Corée du Nord afin de bénéficier aux citoyens des deux pays.

Violence urbaine. Une nouvelle initiative, le Strong Cities Network (SCN), travaille avec une large coalitionpour réduire la violence urbaine . Selon le SCN, « Aujourd’hui, 83% des violences meurtrières se produisent en dehors des zones de conflit, la majorité de ces violences étant concentrées dans les villes ». Leur rapport met en évidence les initiatives réussies à Glasgow (Écosse), Oakland (Californie) et dans les villes de l’Équateur.

La lutte contre la violence urbaine est également la priorité du Forum mondial des villes et des territoires de paix, qui est un projet des Cités et Gouvernements locaux unis. Des forums précédents ont eu lieu à Madrid en 2017 et 2018. Le prochain aura lieu en octobre 2020 à Mexico pour construire « des solutions qui favorisent des environnements urbains capables d’éliminer les expressions de la violence ».

Selon le Strong Cities Network, « les États-nations dominent l’arène politique mondiale depuis des siècles, mais avec plus de la moitié de la population mondiale résidant aujourd’hui dans les villes, il est peut-être temps de repenser qui devrait être à la table des décisions sur la façon dont nous pouvons réduire la violence. » « On pourrait dire de même en ce qui concerne le désarmement nucléaire, le développement durable et la réduction des tensions internationales. »

PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE

Strong Cities Network: Reducing violence is not impossible, and cities are proving this

LIBERTÉ DE L’INFORMATION

Promotion de la paix au sahel : Les meilleures productions radiophoniques primées

DROITS DE L’HOMME
Amnesty International: Une génération de jeunes militant·e·s reprend le flambeau contre le durcissement de la répression en Asie
DISARMAMENT ET SECURITÉ

New York City hearings pave the way for nuclear weapons divestment

ÉDUCATION POUR LA PAIX

For Bob Marley’s 75th Birthday, Ziggy Marley Reflects On His Father’s Legacy

DÉVELOPPEMENT DURABLE

The Wet’suwet’en Fight Against New Pipeline Spreads Across Canada with Blockades & Occupations

TOLÉRANCE ET SOLIDARITÉ
Switzerland: Lutheran World Federation marks World Interfaith Harmony Week
ÉQUALITÉ HOMMES/FEMMES

Devoted to discovery: seven women scientists who have shaped our world

Bulletin du CPNN (Culture of Peace News Network) du 1er février 2020

Le Budget Militaire gonflé menace l’Empire Américain

Habituellement, ce bulletin met l’accent sur les actions positives qui promeuvent la culture de la paix. Mais ce mois-ci, il semble que les événements les plus importants aient été négatifs, et nous devons les examiner en détail.

En particulier, le principal centre de l’empire américain, le budget des États-Unis, est presque complètement englouti par les dépenses militaires. Le mois dernier, le congrès américain, républicains et démocrates, a voté pour l’adoption d’un budget militaire de 738 milliards de dollars.

Comme le montre une analyse récente, la part militaire du budget est encore plus élevée que celle rapportée car une grande partie de celle-ci est cachée aux yeux du public. Selon l’analyse, le gouvernement américain a dépensé une somme stupéfiante de 5,4 billions de dollars pour sa guerre contre le terrorisme après le 11 septembre, avec un billion de dollars supplémentaires à payer pour les soins des anciens combattants à l’avenir. Cela représente en moyenne 23,7 milliards de dollars par mois au cours des 228 derniers mois.

Tout indique que ces dépenses se poursuivront.

À la suite de la récente frappe de drones par l’armée américaine qui a tué le général iranien le plus puissant, les grandes sociétés de défense américaines Lockheed Martin et Raytheon ont signé d’énormes contrats militaires d’une valeur de 1,93 milliard de dollars et 758 millions de dollars respectivement.

Comme indiqué dans l’article publié par CPNN, « Traditionnellement, les actions de défense ont tendance à surperformer le marché pendant les périodes de croissance budgétaire », « les actions des entreprises de défense ont surperformé l’ensemble du marché au cours des six mois qui ont suivi une crise au Moyen-Orient. »

On peut facilement voir que cela est entraîné par un immense complexe militaro-industriel, qui est peut-être mieux décrit comme un « complexe militaro-industriel-congrès ».

Rien n’indique une solution politique aux États-Unis. Les sénateurs et les représentants aux États-Unis ont tendance à recevoir d’importantes contributions à la campagne des entreprises et des particuliers qui bénéficient de contrats militaires, ce qui est nécessaire car leurs campagnes électorales sont très coûteuses. Cet année le vote pour le budget militaire a été de 377-48 avec 188 démocrates se joignant à 189 républicains.

Et aucun candidat à la présidence de la campagne électorale de cette année n’a proposé un autre budget. Il semble que le budget militaire soit politiquement « intouchable ».

Où cela mène-t-il? Plutôt que d’essayer d’analyser la signification historique ici, je renvoie le lecteur à mon blog de ce mois: « Pourquoi le budget militaire gonflé menace de faire tomber l’empire américain. »          

DISARMAMENT ET SECURITÉ

‘Atrocious’: 188 Democrats Join GOP to Hand Trump $738 Billion Military Budget That Includes ‘Space Force’

LIBERTÉ DE L’INFORMATION

A Brutal Violation of Press Freedom’: Glenn Greenwald Targeted With Investigation by Brazilian Government After Reporting on Corruption

DROITS DE L’HOMME


Tens of thousands march in southern India to protest citizenship law

PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE

Peru: Electoral peace promoted in 4 native languages

ÉDUCATION POUR LA PAIX

Liban: Rencontre avec Ogarit Younan (Prix de la prévention des conflits et la Paix )

DÉVELOPPEMENT DURABLE

Greta Thunberg Addresses Global Elite at Davos: Our House Is Still on Fire

TOLÉRANCE ET SOLIDARITÉ


Burkina Faso: Lutte contre la radicalisation : Des imams et prêcheurs renforcent leurs connaissances

ÉQUALITÉ HOMMES/FEMMES

UNWomen: In lead up to Generation Equality Forum, Action Coalition themes announced

Bulletin du CPNN (Culture of Peace News Network) du 1er janvier 2020

La Lutte contre le Réchauffement de la Planète

Le monde s’est rendu à Madrid le mois dernier dans l’espoir que les pays du monde prendraient enfin des mesures sérieuses pour arrêter le réchauffement climatique.

Un exemple nous est venu de Lok Raj Joshi de Népal.

Il écrit qu’une « équipe gouvernementale du Népal dirigée par le ministre des Forêts et de l’Environnement, Shakti Bahadur Basnet, participe à la COP-25 … Le Népal va proposer de formuler un plan pour faire face aux conditions défavorables résultant du réchauffement climatique. Le Népal fait également pression sur le Fond vert pour le climat. Les pays très touchés comme le Népal ont le droit de le recevoir en compensation venant des pays responsables rejetant une grande quantité de carbone dans l’atmosphère. »

Lok explique que « le changement climatique est une question urgente pour le peuple népalais. Premièrement, la région nord est constituée des montagnes de l’Himalaya couvertes de neige.. . La région du Terai dépend principalement de l’eau qui coule de l’Himalaya et qui fournit de la nourriture au reste du pays. Cette relation rend les effets néfastes du réchauffement climatique encore plus complexes, plus intenses et plus généralisés, créant un cercle vicieux de catastrophes au Népal. Deuxièmement, l’agriculture et le tourisme basés sur les beautés naturelles, dont l’Himalaya, les rivières, les glaciers, les lacs, les jungles et les animaux sauvages sont les principales sources de revenus pour le Népal. L’hydroélectricité est la zone la plus potentielle qui devrait contribuer à la réalisation du rêve népalais de prospérité. Malheureusement, tout cela a été la première cible du réchauffement climatique. »

Des militants écologistes sont venus à Madrid du monde entier pour inciter à l’action, en particulier les jeunes (voir CPNN, Un mouvement mondial de la jeunesse ?). Les 500 000 personnes qui ont défilé ont écouté Greta Thunberg qui leur a dit: « Nous avons fait grève pendant plus d’un an, et finalement rien ne s’est produit … La crise climatique est toujours ignorée par ceux qui sont au pouvoir, et nous ne pouvons pas continuer. comme ça. »

Beaucoup de ceux qui venaient à Madrid étaient des représentants des peuples autochtones qui sont particulièrement menacés par le changement climatique. Tom Goldtooth, directeur exécutif de l’Indigenous Environmental Network, l’a exprimé ainsi: « Nous sommes ici pour soutenir le peuple chilien. Nous sommes ici pour soutenir le peuple colombien, équatorien et brésilien qui lutte contre le capitalisme climatique. . . Nous devons nous tenir aux côtés des gens des rues et des forêts et de la terre et des océans, lutter contre le néolibéralisme, lutter contre l’impérialisme. Nous luttons contre les États-Unis et leur suprématie blanche, la militarisation. Nous devons examiner ces choses et rester solidaires avec le peuple. » Les lecteurs du CPNN se souviendront peut-être de Tom Goldtooth du Sommet sur le climat au Pérou de 2014.

Mais ceux qui sont venus à Madrid et le reste du monde ont été déçus par les résultats de la conférence COP25, comme ils l’étaient après la COP des années précédentes. En 2009, les pays riches se sont engagés à mobiliser 100 milliards de dollars pour le Fond vert des Nations Unies pour le climat. Mais seulement 3,5 milliards de dollars ont été engagés sur 10,3 milliards de dollars promis. Maintenant, non seulement Trump tente de retirer les États-Unis de l’accord de Paris, mais l’année dernière, il a directement annulé 2 milliards de dollars d’aide climatique promise aux pays pauvres.

À la fin de la conférence de cette année, des groupes de la société civile, dont le Center for Biological Diversity, Oil Change International et Friends of the Earth, ont déclaré que l’accord conclu par les parties comprenait un programme présenté par les gros pollueurs « directement dans les couloirs » de l’ONU « avec l’aide des pays historiquement les plus responsables de la crise climatique ». L’accord actuel « condamnerait ceux qui sont en première ligne de la crise climatique, tout en cachant les délits des pollueurs. . . Et cela conduirait à une augmentation des inégalités sans augmentation de l’ambition, sans réduction réelle des émissions et sans progrès vers 1,5 [degrés Celsius au-dessus des niveaux préindustriels.] »

« Je participe à ces négociations sur le climat depuis leur début en 1991 », a déclaré à la BBC Alden Meyer, directeur de la stratégie de l’Union of Concerned Scientists. « Mais je n’ai jamais vu la déconnexion presque totale que nous avons constatée ici à la COP25 à Madrid entre ce que la science exige ainsi que les exigences de la population mondiale, et ce que les négociations sur le climat apportent en termes d’action significative. »

La question de la pollution militaire ne figure même pas à l’ordre du jour de la COP. Selon l’étude citée par le Bureau international de la paix, « L’armée américaine n’est pas seulement l’armée la plus financée au monde », elle est aussi « l’un des plus grands pollueurs de l’histoire, consommant plus de combustibles liquides et émettant plus de gaz qui changent le climat que dans la plupart des pays de taille moyenne ». La consommation quotidienne du Département de la défense est à elle seule supérieure à la consommation nationale totale de pays comme la Suède, la Suisse ou le Chili.

Cependant, la relation du militarisme et de la pollution est de plus en plus à l’ordre du jour des mouvements mondiaux pour la paix et l’environnement. Comme nous l’écrivions dans le bulletin de novembre: La proposition du Pape « que l’argent dépensé pour ces œuvres de mort soit consacré au développement humain et que la lutte pour le climat » corresponde au slogan adopté par les quelque 160 organisations du collectif, « En marche pour la paix« ,  qui a appelé au 21 septembre (Journée internationale de la paix) à marcher pour « la paix, le climat, la justice sociale et le désarmement nucléaire. »

      

DÉVELOPPEMENT DURABLE

In Final Hours, COP 25 Denounced as ‘Utter Failure’ as Deal Is Stripped of Ambition and US Refuses to Accept Liability for Climate Crisis

TOLÉRANCE ET SOLIDARITÉ


UN commemorates International Day of Solidarity with the Palestinian People

ÉQUALITÉ HOMMES/FEMMES

The world went orange: Putting a spotlight on ending violence against women

ÉDUCATION POUR LA PAIX

Xalapa, Mexico: International Film Festival for a Culture of Peace

LIBERTÉ DE L’INFORMATION

Groundswell of support for WikiLeaks publisher Julian Assange

DROITS DE L’HOMME


Le PAYNCoP Gabon Plaide pour l’Implication des Jeunes au Sein de la Commission Nationale des Droits de l’Homme

DISARMAMENT ET SECURITÉ

Bolivia: Post-Coup Update

PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE

International Cities of Peace in China

Bulletin du CPNN (Culture of Peace News Network) du 1er décembre 2019

Le Pape et Culture de Paix

Le pape François engage l’Église catholique dans le désarmement nucléaire, le développement durable et les droits des peuples autochtones, éléments clés de la culture de la paix.

S’exprimant à Hiroshima le 23 novembre, il a déclaré que « l’utilisation de l’énergie atomique à des fins de guerre est aujourd’hui plus que jamais un crime non seulement contre la dignité de l’Homme, mais également pour tout avenir possible pour notre foyer commun ».

Au Vatican, du 6 au 27 octobre, le pape a organisé une réunion sans précédent du Synode des évêques catholiques de la région panamazonienne. Cette réunion dénonçait les attaques contre l’environnement et la vie des peuples autochtones en appelant à des changements radicaux dans les modes de vie planétaires, pour :

  • Arrêter la surconsommation;
  • Réduire la dépendance aux combustibles fossiles, aux plastiques et à la consommation de viande et de poisson;
  • Rechercher des alternatives durables dans l’agriculture, l’énergie et les transports.

Selon les porte-paroles du Mouvement de la paix, la déclaration du pape à Hiroshima est une nouvelle étape historique dans la lutte pour l’élimination totale des armes nucléaires. Sa proposition que l’argent dépensé pour ces œuvres de la mort soit consacré au développement humain et à la lutte pour le climat correspond au slogan adopté par les quelques 160 organisations du Collectif pour la paix, qui a appelé le 21 septembre (Journée de la paix) à marcher « pour la paix, le climat, la justice sociale et le désarmement nucléaire ».

Aux États-Unis, les propos du pape ont été accueillis favorablement par les activistes opposés aux armes nucléaires, notamment la journaliste progressiste Amy Goodman, le lanceur d’alerte Daniel Ellsberg et le mouvement Ploughshares, le groupe de sept activistes de la paix catholiques qui attendent leur condamnation pour avoir pénétré dans la base des sous-marins de Kings Bay. Ellsberg nous rappelle que le pape est une « voix puissante dans le monde » et qu’il « a évidemment reçu une éducation considérable à ce sujet, de même que les activistes du mouvement Ploughshares. Et que s’il peut transmettre cette exigence et son urgence aux évêques, je suis sûr que, partout dans le monde, cela créera les conditions dans lesquelles nos propres représentants demanderont enfin à notre pouvoir exécutif de négocier sérieusement vers l’élimination des armes nucléaires ».

Et selon le Climate Change News, les décisions du synode amazonien prévoyaient une confrontation avec le président brésilien Jair Bolsonaro pour l’avenir de l’Amazonie et le “potentiel de toucher un grand public” compte tenu de la présence de l’Église dans la région. Alors que Bolsonaro avait été élu sur un engagement de campagne visant à ouvrir l’Amazonie à l’exploitation minière et au développement, les évêques ont convenu de la nécessité d’un plan de développement alternatif d’urgence pour l’Amazonie, axé sur les droits des autochtones et la protection de l’environnement.

Luke Hansen écrit dans la Revue jésuite « Amérique » cinq points à retenir du synode :

  1. Il a placé les communautés autochtones au centre du processus synodal avant les intérêts économiques étrangers. Plus de 80 000 personnes ont participé au processus préparatoire qui a duré deux ans.
  2. Il a appelé à une « conversion » à quatre niveaux, pastoral, culturel, écologique and synodal, en invitant les Européens et les Nord-Américains à examiner et à modifier leurs modes de vie et à engager une action politique solidaire des communautés amazoniennes.
  3. Il a cherché à mettre en pratique ce qu’il a prêché concernant « l’écologie intégrale » et à prendre soin de notre foyer commun.
  4. Les 120 paragraphes du document final du synode ont été approuvés avec le vote nécessaire à la majorité des deux tiers, y compris les propositions relatives aux prêtres mariés et aux femmes diacres.
  5. Depuis son élection en tant que pape en mars 2013, le pape François a transformé le synode des évêques en un lieu privilégié de discernement et de « conversion ».

Selon le jésuite Michael Shuck de l’Université de Georgetown, un sentiment d’urgence régnait dans les témoignages d’hommes et de femmes autochtones tout au long du synode. Lors du point de presse final, le cardinal Czerny a souligné que la crise écologique et humaine est si profonde que, sans ce sentiment d’urgence, « nous ne pourrons pas survivre ». Cette affirmation audacieuse était assortie à la déclaration du Document final selon laquelle « l’écologie intégrale n’est pas un chemin de plus que l’Église peut choisir pour l’avenir sur ce territoire, c’est le seul chemin possible ».

Bien que ces déclarations soient bien accueillies par les activistes nucléaires, les activistes du climat et les jésuites, nous pouvons les considérer dans un contexte encore plus large comme une étape majeure dans la transition d’une culture de guerre à une culture de paix.

DISARMAMENT ET SECURITÉ

La déclaration du Pape François à Hiroshima constitue une nouvelle étape dans la lutte pour l’élimination totale des armes nucléaires

TOLÉRANCE ET SOLIDARITÉ


Top 5 takeaways from the Amazon synod

ÉQUALITÉ HOMMES/FEMMES

#NousToutes : des dizaines de milliers de manifestants à Paris, de nombreuses personnalités

ÉDUCATION POUR LA PAIX

Dominican Republic: Education ministry continues training on ethics, culture of peace and protection of rights

LIBERTÉ DE L’INFORMATION

Gambia : Forum régional de Banjul 2019 : engager les jeunes leaders africains dans la réalisation des agendas 2030 et 2063

DROITS DE L’HOMME


USA: Exoneration of Scott Warren is a triumph for humanity

DÉVELOPPEMENT DURABLE

Catholic church denounces ‘attacks’ on Amazon people and forest

PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE

Alternative justice strengthens the culture of peace in Chiapas

Bulletin du CPNN (Culture of Peace News Network) du 1er novembre 2019

LES PRIX ​DÉCERNÉS POUR LA PAIX

Cette année, le prix Nobel de la paix a été attribué au Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed Ali. Les lecteurs de CPNN connaissent peut-être déjà sa contribution à la résolution du conflit entre l’Éthiopie et l’Érythrée, un conflit qui dure depuis des décennies malgré un accord de paix signé il y a 18 ans. En annonçant ce prix, le Comité Nobel de Norvège a déclaré qu’il espérait que ce prix « renforcerait le Premier ministre Abiy dans son travail important en faveur de la paix et de la réconciliation ».

Octobre n’est pas seulement le mois du prix Nobel de la paix, mais aussi de nombreux autres prix de la paix et de la culture de la paix.

Desmond Tutu a annoncé les lauréats du Prix international de la paix pour les enfants en 2019: Greta Thunberg de Suède et Divina Maloum du Cameroun: « Je suis émerveillée par vous. Votre message puissant est amplifié par votre énergie de jeunesse et votre conviction inébranlable que les enfants peuvent, doivent, améliorer leur propre avenir. Vous êtes de vrais acteurs du changement et avez démontré de la manière la plus puissante que les enfants peuvent faire bouger le monde. »

Le prix Seán MacBride pour la paix de cette année, décerné par le Bureau international de la paix, a été attribué à Bruce Kent, l’un des fondateurs et principal organisateur de la campagne européenne de désarmement nucléaire dans les années 1980. Il a continué de faire office de chef de file en matière de désarmement et il est agé maintenant de 90e ans.

Le Prix de la paix de la US Peace Memorial Foundation a été décerné cette année à Ajamu Baraka. En plus d’être l’organisateur national et le porte-parole de Black Alliance for Peace, Baraka est également membre du comité administratif de la United National Antiwar Coalition et membre du conseil exécutif du Conseil de la paix américain. Il était le candidat du Parti Vert à la vice-présidence des États-Unis en 2016.

Les Alfred Fried Photography Awards, récompensant les meilleures images mondiales sur le thème de la paix, ont été attribués cette année, entre autres, aux photographes des manifestations climatiques en Europe, à la réconciliation en Afrique du Sud et aux sanctuaires animaliers en Asie.

Le prix de la paix Goi 2019 a été remis cette année à Nipun Mehta et à ServiceSpace, un incubateur de projets qui opère à la croisée du volontariat, de la technologie et de « l’économie-cadeau. » Ce qui avait commencé comme une expérience avec quatre amis dans la Silicon Valley est maintenant devenu un écosystème mondial de plus de 600 000 membres provenant de 171 pays et qui a fourni des millions de dollars en services gratuitement.

Les Prix de peacebuilders de demain 2019 ont été attribués à Youth for Homeland au Yémen, Open Art Space en Syrie (consolidation de la paix dirigée par des femmes) et l’Institut Amani en RDC (musique et arts du spectacle pour la réintégration dans la communauté).

En Australie, le prix Sydney de la paix a honoré les dirigeants du mouvement Me Too et le prix de la paix de Jérusalem (Al Quds) a rendu hommage à Antony Loewenstein, journaliste, auteur et cinéaste, cofondateur de Independent Australian Jewish Voices et partisan du Mouvement Boycott, Désinvestissement et Sanctions.

La chercheuse marocaine Karima El Azhary a reçu le Prix international du développement durable pour ses travaux de développement de nouveaux matériaux de construction et d’isolation durables, à base de déchets alimentaires et agricoles. L’objectif de ses travaux est d’améliorer l’isolation thermique et l’efficacité énergétique des bâtiments, principalement dans les zones défavorisées. Le développement durable est l’un des principaux domaines d’action de la culture de la paix.

Aux Philippines, le mouvement Teach Peace Build Peace a été reconnu par les prix TOWNS de 2019. Sa mission est de faire de chaque enfant et jeune philippin un héros de la paix.

En parlant de héros de la paix, les prix de la paix peuvent avoir un effet positif important, en particulier sur les jeunes. Par exemple, Greta Thunberg, lauréate du Prix international de la paix pour les enfants de cette année, a été inspiré par ce prix de 2018 pour la « Marche pour nos vies » aux États-Unis.

LIBERTÉ DE L’INFORMATION 

Desmond Tutu Announces the Winners of the International Children’s Peace Prize 2019

TOLÉRANCE ET SOLIDARITÉ
Kashmiri students run out of essentials, money; Khalsa Aid, J&K Students Assn extend help
ÉQUALITÉ HOMMES/FEMMES 

Honouring the Me Too Movement with the 2019 Sydney Peace Prize

ÉDUCATION POUR LA PAIX 

Extinction Rebellion, peu politique ? « Nous avons occupé le centre de Paris pendant cinq jours ! »

 

DISARMAMENT ET SECURITÉ 

Signez la pétition: Maudite soit la guerre, construisons la Paix !

DROITS DE L’HOMME
Le PAYNCoP Gabon S’Associe au Conseil National de la Jeunesse pour dire Stop aux Violences sur les Jeunes 
DÉVELOPPEMENT DURABLE 

Moroccan Researcher Karima El Azhary Wins International Sustainable Development Award

PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE 

Grands Lacs: les jeunes de la RDC et ceux du Rwanda ont manifesté à Goma pour la paix dans la sous-région

 

Bulletin du CPNN (Culture of Peace News Network) du 1er octobre 2019

JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA PAIX

Dans notre enquête de cette année, nous avons trouvé 655 actions pour cette Journée qui ont eu lieu dans le monde entier. Il s’agit plus ou moins du même nombre que pour 2018.

Le thème de cette année, décidé par les Nations Unies, était l’action climatique pour la paix. Le thème de cette Journée était ainsi associé aux énormes mobilisations contre le changement climatique qui se sont déroulées ce mois-ci dans le monde entier.

Le plus grand nombre d’actions organisées pour la Journée internationale de la paix, soit 280, s’est déroulé aux États-Unis et au Canada, grâce à la remarquable mobilisation de Campaign Nonviolence. Pour citer leur site Web: « Depuis trois décennies, Pace e Bene anime des formations à la non-violence, publie des ouvrages sur la non-violence et prend des mesures en faveur du changement non-violent. Dans l’esprit de St. Francis, Gandhi, Dorothy Day et du Dr Martin Luther King, Jr., nous avons constamment invité des personnes partout dans le monde à suivre le chemin de la non-violence. Maintenant, Campaign Nonviolence va encore plus loin dans ce travail. . pour la Semaine d’action nationale de la non-violence, chaque mois de septembre, nous nous mobilisons à travers le pays et dans le monde pour une culture de la paix, l’égalité économique, justice raciale et une restitution saine de notre environnement. »

Il y a eu également une très large mobilisation cette année en France, grâce aux efforts du Mouvement de la paix qui était responsable de la moitié des 144 actions en Europe. Pour citer leur site Web, tel que traduit par CPNN, « le Mouvement de la Paix agit pour le désarmement, en particulier nucléaire, mais aussi contre la production et les transferts d’armements, pour la réduction des budgets militaires. Constitué de près de 150 comités répartis sur toute la France et tissant des liens avec des organisations internationales pacifistes, le Mouvement de la Paix entend proposer des initiatives autour des 8 points constitutifs de la décennie internationale (ONU – UNESCO) de la promotion d’une culture de la Paix et de la non-violence :

  1. Le renforcement d’une culture de la paix par l’éducation,
  2. La promotion d’un développement durable sur les plans économique et social,
  3. La promotion du respect de tous les droits de l’Homme,
  4. Les mesures visant à assurer l’égalité entre les femmes et les hommes,
  5. Les mesures visant à favoriser la participation à la vie démocratique,
  6. Les mesures visant à développer la compréhension, la tolérance et la solidarité,
  7. Les mesures visant à soutenir la communication participative et la libre circulation de l’information et des connaissances,
  8. Les mesures visant à promouvoir la paix et la sécurité internationales. »

Dans le reste du monde, contrairement à l’Amérique du Nord et à l’Europe, les peuples souffrent de guerres et de conflits armés, et c’est là que se trouvent les mobilisations les plus remarquables pour la Journée internationale de la paix.

En Amérique latine, des mesures ont été prises en Colombie afin de renforcer l’accord de paix mettant fin aux décennies de guerre et de souffrances. Le défilé de mode à Bogota, organisé par des membres de l’ancienne guérilla des FARC, passés de l’arme à la machine à coudre, a défilé sur le podium avec des pancartes appelant à la mise en œuvre de l’accord de paix. À Medeillin, c’était un bar local qui prenait en charge l’organisation d’ateliers et de manifestations sportives en soutien à l’accord. À Tumaco, c’était une pièce de théâtre et à Valleduopar, une exposition de photos.

Dans les pays de l’ex-Union soviétique, la majorité des 54 actions ont eu lieu des deux cotés du conflit armé en Ukraine. Les mères et les enfants ont lancé des cris poignants appelant à la fin de la violence et de la séparation. Espérons que leurs cris soient entendus et mènent à la paix !. Dans la zone Est à Rovenka, « Au son des » Cloches de la paix « , les enfants se sont mis en cercle et ont joint leurs mains … Ensemble, ils ont souhaité que la guerre se termine dans le Donbass. » « À Avdeevka, qui a été à plusieurs reprises sous le feu, où ils entendent encore des coups de feu et pansent leurs plaies (il y a encore beaucoup de maisons détruites et endommagées par les bombardements), il existe un lien spécial avec la Journée mondiale de la paix à l’école n ° 7… où les élèves fabriquaient des colombes en papier, écriver ce qu’ils feraient pour la paix et organiser également une foule dansante dans la rue. » Et dans la zone Ouest, à Kvasilovsky, » Tous ceux qui étaient présents avaient les larmes aux yeux alors qu’ils observaient les enfants … tendant la main vers nous, adultes: « Je veux la paix! Je ne veux pas entendre le mot « guerre ! »

En Afrique, 9 des 53 actions ont eu lieu en République démocratique du Congo, qui continue de souffrir de décennies de guerres locales. À Beni « Alors que la paix est célébrée dans d’autres pays du monde, chez nous on célèbre les assassinats, des massacres, des pillages… » À Kananga « C’est depuis que nous sommes au mouvement citoyen lutte pour le changement pendant ou après les atrocités de Kamwina Nsapu nous n’avons jamais cesser de lancer le message de paix, mener des campagnes de sensibilisation, participer dans différentes émissions des chaînes de radios pour appeler les gens qui avaient les armes dans leurs mains pour déposer et faire la paix. » Et au Sud-Kivu « La journée internationale de la paix est célébrée pendant qu’un climat d’insécurité reste entretenu par la présence des groupes armés qui sèment terreur et désolation au Sud Kivu et dans toute la partie Est de la RDC. »

En ce qui concerne les États arabes, face à la terrible guerre en cours dans leurs pays, trois villes du Yémen: Aden, Hadramaout et Taiz ont célébré la Journée internationale de la paix. Á Taiz de jeunes étudiants en art ont réalisé des dessins avec des écrits exprimant la paix, la coexistence, la fraternité, la tolérance, des expressions appelant au dialogue et à la tolérance entre tous les groupes religieux, partis et regroupements, accordant la priorité aux intérêts de la nation, renonçant au sectarisme et à la violence, et appelant tous à travailler ensemble pour une paix durable. . .mettant le message que Taiz, malgré son siège et sa guerre, est toujours une ville qui aime la vie, l’art et la beauté et est toujours une ville d’amour, de coexistence et de paix. » D’autres actions ont été menées pour célébrer les récents accords de paix au Soudan et consolider la paix en Syrie.

En Asie et dans le Pacifique, la Journée n’a pas été consacrée à la résolution de conflits et de tensions comme en Afghanistan, au Cachemire, au Myanmar et en Corée, mais en Chine, le massacre de Nanjing, perpétré lors de l’invasion japonaise de 1937, continue d’être commémore cette année par des chants de paix de la chorale « Zi Jincao ».

En somme, nous avons souligné ici les aspects de la Journée internationale de la paix qui contribuent à la prise de conscience nécessaire à une éventuelle transition de la culture de la guerre à une culture de la paix.

GLOBAL 

Journée internationale de la paix: Que s’est-il passé cette année?

ÉTATS-UNIS ET CANADA 

États-Unis et Canada: Journée internationale de la paix

EUROPE
Europe: Journée internationale de la paix
ASIE ET PACIFIQUE 

Asie et Pacifique: Journée internationale de la paix

PAYS EX-SOVIÉTIQUES 

Pays Ex-Soviétiques: Journée internationale de la paix

ETATS ARABES ET MOYEN-ORIENT 

Etats Arabes et Moyen-Orient: Journée internationale de la paix

AMÉRIQUE LATINE ET CARAÏBES
Latine et Caraïbes: Journée internationale de la paix
AFRIQUE 

Afrique: Journée internationale de la paix

Bulletin du CPNN (Culture of Peace News Network) du 1er septembre 2019

ESPOIR DE PAIX EN TERRE SAINTE

Si nous regardons les info et ne considérons que le court terme, la paix semble très éloignée entre Israéliens et Palestiniens. Mais si nous adoptons une vision à long terme tant au niveau du passé que du futur, il y a des raisons d’espérer.

Commençons par les nouvelles à court terme:

Ilhan Omar et Rashida Tlaib, les deux premières femmes musulmanes du Congrès Americain, ont été empêchées de se rendre en Israël et dans les Territoires occupés, probablement parce qu’elles soutiennent le mouvement non violent de BDS (Boycott, Désinvestissement et Sanctions). Richard Falk, ancien Rapporteur spécial des Nations Unies sur les droits de l’Homme dans les territoires palestiniens occupés, a déclaré que cela était dû à la « complicité malveillante » qui a évoluée entre les présidents américain et israélien Trump et Netanyahu. Par exemple, Trump avait tweeté qu’Ilhan Omar et Rashid Tlaib, détestaient Israël et tous les Juifs.

Toujours dans l’actualité récente, Democracy Now a présenté l’interview d’une fille palestinienne, Janna Jihad, qui, à l’âge de 13 ans, continue de dénoncer l’occupation israélienne de Gaza. Elle a commencé à raconter des histoires sur sa maison de Nabi Saleh alors qu’elle n’avait que 7 ans, après que son cousin et son oncle aient tués. Depuis, Janna a partagé d’innombrables vidéos sur la résistance palestinienne sur Twitter, YouTube et Facebook, rassemblant ainsi des dizaines de milliers des téléspectateurs du monde entier. Interrogée par Amy sur ce qu’elle pensait pouvoir être la solution, Janna a répondu « Pour moi, la solution qui fonctionnerait serait un État partagé. Il se peut que nous puissions tous vivre ensemble sous un gouvernement, obtenant les mêmes droits, moi comme toutes les autres personnes. Tous les réfugiés pourraient revenir en Palestine. Tous les peuples pourraient vivre en paix, dans l’égalité. »

Il y a plus d’espoir si nous regardons à long terme:

Dr. Bahan Bastani retrace l’histoire des interactions culturelles entre l’Islam et le judaïsme, les musulmans et les juifs. Il nous rappelle qu’au cours de l’âge d’or de la civilisation islamique, du IXe au XIIe siècle, les civilisations musulmane et juive ont prospéré dans les centres islamiques d’enseignement supérieur de Bagdad et d’al-Andalousie-Espagne, et que les territoires musulmans étaient un paradis pour les Juif du monde. Dans l’environnement multiculturel fertile d’al-Andulus, les érudits juifs et musulmans ont réalisé d’importants progrès dans les domaines de l’astronomie, de l’astrologie, de l’optique, de la géométrie, de la médecine, de la philosophie et des œuvres littéraires. En outre, lorsque l’Espagne est tombée sous la domination catholique espagnole en 1492 et que les Juifs ont été persécutés, c’est l’empire ottoman qui a envoyé des navires pour sauver les Juifs d’Espagne les envoyer dans les territoires musulmans. Au cours des trois siècles suivants, les Juifs de l’Empire Ottoman Turc et Musulman ont accédé à des postes élevés en tant que médecins de cour et diplomates étrangers.

Le Docteur palestinien Mazin Qumsiyeh retrace l’histoire du pays de Canaan. Il commence par l’aube de la civilisation qui a eu lieu dans cette région lorsque les gens sont passés de chasseurs-cueilleurs à des communautés agricoles. Pendant les 12 000 premières années avant les Croisades, il y a eu très peu de conflits. « La Palestine était une société multiethnique, multireligieuse, multiculturelle et multilingue. Les Croisades, comme le conflit actuel, venait aussi de l’extérieur. »

Mais, comme Qumsiyeh le dit, « le patient n’est pas sans espoir … en biologie, quand je regarde la forêt et que je vois une espèce dominer, je ne dis pas que c’est une forêt en bonne santé. Je dis que c’est malsain, qu’elle va décliner. La force vient de la diversité, alors nous disons que c’est ce qui va se passer ici et c’est une autre raison pour laquelle je suis optimiste: nous luttons pour l’égalité et pour maintenir le pays comme il était supposé être: multiethnique, multiculturelle et multireligieux. »

En regardant les temps actuels, le rabbin Michael Lerner a contesté l’idée que le problème vient simplement du fait « qu’Israël est une société raciste et que la plupart des Israéliens sont racistes ». Au lieu de rejeter ceux qui sont en désaccord, les activistes de gauche doivent comprendre les origines historiques des attitudes sionistes, issues non seulement de l’Holocauste, mais aussi de l’expérience de juifs d’anciens pays communistes et de pays arabes méconnus par les juifs d’origine européenne. Il conclut: « Les actions scandaleuses de la majorité juive de devenir des oppresseurs des Palestiniens resteront, pendant des milliers d’années dans le futur, l’un des moments les plus scandaleux de l’histoire juive. Mais cela ne sera annulé que lorsque nous pourrons développer une nouvelle politique de compassion des deux côtés et une conviction renouvelée que nous pouvons travailler ensemble si nous partons d’une perspective de respect et de soins à leur égard, même lorsque nous ne sommes pas d’accord avec leurs inclinations politiques actuelles. »

Comme le disent de longue date les militants de la paix Len et Libby Traubman: « Un ennemi est un ennemi que nous n’avons pas écouté quand il parle de son histoire. »

« Le sionisme peut-il être racheté? » est également exploré par l’écrivain tikkoun Yehezkel Landau. Il voit un espoir dans la lutte mutuelle des Israéliens et des Palestiniens contre la dégradation de l’environnement, comme en témoigne la marche annuelle pour le climat. « Quand elle a été organisée il y a cinq ans, quelque 200 personnes y ont participé. Cette année, plus de 5000 personnes, citoyens palestiniens et juifs de tout Israël, ont défilé. Elles portaient des banderoles proclamant la solidarité mutuelle face aux menaces environnementales et à la nécessité de travailler ensemble. Pour assurer un avenir commun … Nous avons besoin de plus de signes d’espoir comme ceux-là pour stimuler notre esprit et motiver l’action, au sein de nos communautés respectives et au-delà des frontières. »

Pendant ce temps, la lutte pour la justice continue. Omar Barghouti, membre fondateur de la Campagne palestinienne pour le boycott universitaire et culturel d’Israël et cofondateur du mouvement BDS (Boycott, Désinvestissement et Sanctions), appelle à soutenir le BDS face aux tentatives du Congrès américain de le supprimer. Il nous rappelle que « le BDS appelle à la libération de la Palestine dans des conditions d’égalité avec les Israéliens et s’oppose catégoriquement à toutes les formes de racisme, y compris l’antisémitisme”. Et il conclut: “Notre espoir demeure vivant alors que nous assistons à un changement de l’opinion publique en faveur des droits de l’Homme des Palestiniens. »

TOLÉRANCE ET SOLIDARITÉ

Manifesto on diversity: the Land of Canaan

DÉVELOPPEMENT DURABLE

Kazakh capital to host 2019 UNWTO Urban Tourism Global Summit on SDGs

ÉQUALITÉ HOMMES/FEMMES


Voices of Afghan women ‘must be heard at the table in the peace process and beyond’

ÉDUCATION POUR LA PAIX

Colombia: Barranquilla will host the first Ibero-American Education Congress

DISARMAMENT ET SECURITÉ

Les Amériques se préparent pour la deuxième Marche mondiale pour la Paix et la Nonviolence

DROITS DE L’HOMME

Le PAYNCoP Gabon et AFRICTIVITES édifient les organisations de la société civile sur la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples

LIBERTÉ DE L’INFORMATION

 
Colombia: Rigoberta Menchú asks the Government to strengthen the peace agreement

PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE

Côte d’Ivoire: Béoumi:Les chefs traditionnels initient une caravane pour la paix