Bulletin du CPNN (Culture of Peace News Network) du 1er avril 2018

LA NOUVELLE GÉNÉRATION

Les infos ce mois-ci sont dominées par les actions de la nouvelle génération.

Aux États-Unis, le 14 mars, plus d’un million d’élèves dans plus de 3000 écoles ont quitté les classes pour protester contre la violence armée. Ils ont été inspirés par les survivants du massacre de 17 étudiants et employés à Parkland, en Floride, le mois précédent.

Chelsea, un lycéen, a expliqué: « Nous sommes ici pour protester contre la violence armée partout aux USA: les armes à feu ne résolvent pas les problèmes, elles les créent et évidemment, comme vous pouvez le voir, nous sommes tous très sensibles à cela. C’est quelque chose qui dure depuis trop longtemps. Si les adultes n’agissent pas, nous devons agir. »

Comme le dit Jayleen Flores, une autre étudiante du secondaire: « Une grande partie de cette démande consiste à montrer que notre génération va faire le changement parce que nous sommes l’avenir et que nous allons bientôt devenir des adultes. Donc c’est comme si c’était notre moment de vraiment nous faire voir et d’être entendus ! »

Dix jours plus tard, le 24 mars, des jeunes ont pris la tête de plus de 800 événements « March For Our Lives » à travers les États-Unis, dont près d’un million à Washington, DC seul. Le moment le plus remarquable du rassemblement de Washington a eu lieu lorsque Emma Gonzalez, âgée de 17 ans, une survivante de la fusillade de Parkland, s’est adressée à la foule et a fait une pause de 6 minutes et 20 secondes – le temps qu’il a fallu pour tuer 17 de ses camarades de classe de Marjory Stoneman Douglas High School.

Dans ces manifestations de la jeunesse, les plus grandes des États-Unis depuis des décennies, les participants ont appelé les législateurs et le président Donald Trump à se confronter à la question de la vente libre des armes à feu. Les activistes se sont déployés dans la foule pour enregistrer des électeurs, en inscrivant des milliers de nouveaux. À Washington, Cameron Kasky, un lycéen de 17 ans, a déclaré à la foule: «Les politiciens doivent représenter le peuple ou partir. Soyez avec nous ou méfiez-vous, les nouveaux électeurs arrivent. »

Les photos illustrent le caractère historique des manifestations.

Les jeunes trouvent un soutien important dans leurs efforts pour changer les lois sur les armes à feu aux États-Unis. Les deux syndicats d’enseignants du pays soutiennent la grève des étudiants et les manifestations. De nombreux politiciens et stars d’Hollywood se sont joints aux manifestations. Une contribution particulièrement symbolique a été celle de l’équipe de football des Patriots de la Nouvelle-Angleterre qui a offert son avion pour transporter les étudiants de Parkland en Floride, à la manifestation de Washington.

Et il y a déjà des effets économiques importants. Les grandes entreprises annulent les rabais qu’elles offraient auparavant aux membres de la National Rifle Association. Et le plus vieux fabricant d’armes du pays, Remington, s’est déclaré en banqueroute.

Pendant ce temps, de l’autre côté du globe, c’est une adolescente de 17 ans, Amed Tamimi, qui est devenue la représentation héroïque de la résistance des Palestiniens à l’occupation israélienne. Elle a été condamnée par un tribunal militaire secret à 8 mois de prison pour avoir giflé, poussé et donné des coups de pied à un soldat israélien qui occupait sa maison. Peu de temps avant, ce même soldat et un autre ont tiré une balle en caoutchouc sur son cousin le mettant dans le coma. Sa mère a filmé l’épisode et l’a téléchargé sur Facebook. En conséquence, Amed est devenue une héroïne tandis que sa mère a été condamnée à une peine d’emprisonnement pour «incitation». Entre temps, le film a déclenché des actions de solidarité autour du monde.

L’ampleur et l’importance historique de ces actions engagées par la nouvelle génération rappellent le leadership des jeunes dans le mouvement mondial contre la guerre au Vietnam dans les années 1960 et dans le mouvement contre l’apartheid en Afrique du Sud dans les années 1970. En conséquence, la guerre du Vietnam a dû être abandonnée et l’apartheid a été renversé. Les lois américaines sur les armes à feu seront-elles modifiées et l’occupation israélienne sera-t-elle surmontée? La réponse est entre les mains de la nouvelle génération.

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DISARMAMENT ET SECURITÉ 

USA: Enough! A Million Students Walk Out of Schools to Demand Action on Guns in Historic Day of Action
LIBERTÉ DE L’INFORMATION 

En route vers le Forum social mondial de Bahia
PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE 

World Peace Flame to be lit in Ashland, Oregon (USA)
DÉVELOPPEMENT DURABLE 

France: Votation citoyenne pour une opération anti-nucléaire
ÉQUALITÉ HOMMES/FEMMES 

What Is CSW and Why Are We in New York to Be Part of It?
DROITS DE L’HOMME 

Cuba a ‘Champion’ of Children’s Rights: UNICEF
TOLÉRANCE ET SOLIDARITÉ < 

Ahed Tamimi and the Pathology of the Israeli Mind
ÉDUCATION POUR LA PAIX 

‘Back to Learning’ education campaign to benefit half a million children in South Sudan

 

Bulletin du CPNN (Culture of Peace News Network) du 1er mars 2018

LA SOLIDARITÉ PLUTÔT QUE L’INTIMIDATION MILITAIRE

Le thème de ce mois est la solidarité plutôt que l’intimidation militaire.

Commençons par les paroles de Antonio Guterres, Secrétaire général des Nations Unies..

Lors des Jeux Olympiques d’hiver de PyeongChang, en République de Corée, il a en effet déclaré: « Que la flamme olympique brille comme un phare de la solidarité humaine et que la trêve olympique contribue à répandre une culture de paix. »

Prenant la parole lors de la réunion sur la menace transnationale du terrorisme en Afrique, organisée par le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine, il a conclu que: « Nous sommes confrontés à un défi sérieux – mais je crois que c’est un défi que nous pouvons remporter grâce à la solidarité, l’action commune et à une résolution partagée. »

En Corée, les Jeux Olympiques ont inspiré le premier contact pacifique entre le Nord et le Sud depuis de nombreuses années. Cela marque l’opposition à la menace d’une action militaire en Corée de la part des États-Unis.

Alors que les athlètes de Corée du Nord et du Sud marchaient ensemble, le président du Comité d’organisation des Jeux Olympiques, Lee Hee-beom, a déclaré lors de la cérémonie de clôture que « la présence des deux Corées à ces Jeux Olympiques constitue une base solide pour leur avenir. La semence de paix que vous avez plantée ici à PyeongChang deviendra un grand arbre dans un futur proche. L’espoir et les aspirations des athlètes du sud et du nord de la Corée ainsi que des cheerleaders vont certainement servir de pierre angulaire à l’unification du Péninsule coréenne. »

En Afrique, l’appel de Guterres pour la solidarité fait écho aux actions de l’UNESCO pour une culture de la paix, conçues pour « s’appuyer sur les sources d’inspiration et sur le potentiel des ressources culturelles, naturelles et humaines du continent pour identifier des pistes d’action concrètes permettant de construire une paix durable, pierre angulaire du développement endogène et du panafricanisme. » Ceux-ci peuvent être considérés comme une alternative non seulement à la menace terroriste, mais aussi à la menace posée par l’expansion militaire américaine sur ce continent.

* L’Amérique latine, présente deux bons exemples de solidarité ce mois-ci. Ecrivant depuis la Mexique, Leonardo Boff, le théologien et écrivain brésilien, rappelle le remarquable esprit de solidarité et de coopération du peuple mexicain en réponse au tremblement de terre de l’an dernier. Et écrivant dans le site Web de l’organisation Tikkun aux États-Unis, David Sylvester, rappelle comment la présence d’une délégation d’une cinquantaine de militants interconfessionnels et pacifistes a empêché la violence contre les manifestations pacifiques du peuple du Honduras.

* En Europe, des militants d’Amnesty International et d’Anafé (Association nationale des étrangers pour l’assistance aux frontières) continuent d’aider les réfugiés à la frontière malgré les poursuites engagées par les autorités françaises.

* Au Moyen-Orient, en dépit de la pression du gouvernement israélien, le Mouvement international de « boycott, désinvestissement et sanctions » qui cherche à mettre fin à l’occupation de la Palestine et aux violations des droits de l’Homme par Israël continue ses activités, et il est nominé pour le prix Nobel de la paix.

* Aux États-Unis, le mouvement de solidarité et de résistance contre la menace d’expulsion des immigrés par le gouvernement de Donald Trump, continue de gagner du terrain, comme en témoigne l’allocution de Toni Harp, maire de New Haven.

Enfin, à l’échelle mondiale, nous publions les dernières nouvelles du Fonds de solidarité pour la jeunesse, mené par l’Alliance des civilisations des Nations Unies, que nous avons suivi depuis ses débuts il y a plus d’une décennie. Un ancien directeur de l’Alliance, Shamil Idriss, actuellement directeur de l’organisation « Search for Common Ground », nous donne sa vision pour l’organisation en 2018, sur la base de leurs activités réalisées l’année dernière.

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TOLÉRANCE ET SOLIDARITÉ 

France / Réfugiés. Reprise du Procès de Martine Landry, Une Membre d’Amnesty International France et de l’Anafé Injustement Poursuivie pour « Délit de Solidarité »
LIBERTÉ DE L’INFORMATION 

UNESCO brochure: Afrique, Culture de la Paix, 2017
PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE 

UN chief in Pyeongchang; Olympic message of peace is universal, beacon for human solidarity, culture of peace
DÉVELOPPEMENT DURABLE 

China Reassigns 60,000 Soldiers to Plant Trees
DISARMAMENT ET SECURITÉ 

RDC: Manifestation de la Journee Scolaire de la Non Violence et de la Paix
DROITS DE L’HOMME 

Pakistan: Asma Jahangir, Champion Of Human Rights, Critic Of Pak Army, Dies At 66
ÉQUALITÉ HOMMES/FEMMES 

India: ’Life: A Mystical Journey’- A Gathering of 500 Women Leaders To Explore Spirituality as Tool For Peace And Empowerment
ÉDUCATION POUR LA PAIX 

Search for Common Ground: Vision for 2018

Culture de la Paix – Afrique 2017

Chers ami(e)s de la culture de la paix,

En ce début d’année 2018, nous souhaitons vous tenir informés deactivités entreprises par l’UNESCO ces dernières années, en faveur de la culture de la paix en Afrique !

Notre action se place dans le cadre de la mise en œuvre du « Programme d’action intersectoriel et interdisciplinaire pour une culture de la paix et de la non-violence ». Le « Plan d’action en faveur d’une culture de la paix en Afrique », adopté à Luanda (Angola) en mars 2013, fournit ainsi le cadre de référence : les objectifs, les recommandations générales et les propositions d’action.

D’autres initiatives impulsées par l’UNESCO, suite au Forum de Luanda, ont montré que plus que jamais la culture de la paix représentait le socle sur lequel le continent africain devrait fonder son développement à l’horizon 2030.

Toutes ces initiatives sont rassemblées dans la deuxième édition de la brochure « Afrique – Culture de la paix » que vous trouverez sur le site du Département  Afrique, non pas pour constituer une encyclopédie d’actions accomplies, mais pour tracer un chemin, indiquer une direction pour construire l’Afrique de demain, celle qui découle de la vision de l’Agenda 2063 : « Bâtir une Afrique intégrée, prospère et pacifique, dirigée par ses propres citoyens, et représentant une force dynamique sur la scène mondiale », en particulier auprès des jeunes.

Le but de cette brochure est celui d’inspirer une réflexion permanente sur les enjeux de la paix et du développement durable en Afrique.

Nous vous en souhaitons bonne lecture et vous remercions d’ores et déjà pour vos remarques et suggestions. N’hésitez pas à nous faire parvenir régulièrement des articles et photos des activités que votre Bureau/service entreprend sur la culture de la paix, pour une plus grande visibilité sur le site internet d’AFR.

Merci pour votre engagement dans le Mouvement panafricain pour la culture de la paix en Afrique !

Bulletin du CPNN (Culture of Peace News Network) du 1er fevrier 2018

MASS MEDIA POUR LA PAIX

Depuis les débuts de CPNN nous avons rêvé que notre site Web et d’autres comme nous, attireraient tant de lecteurs que les mass médias auraient besoin de reprendre le thème de la culture de la paix afin de rivaliser avec nous.

Je ne sais pas si, finalement, nous avons joué un rôle, mais nous voyons en effet de plus en plus, du moins en Amérique latine et en Afrique, les médias reprendre le thème de la culture de la paix.

Le dernier exemple vient du Mexique (voir l’article du CPNN), « Le système de radio et de télévision de Zacatecas vont présenter la culture de la paix comme un thème transversal« .

Les nombreuses décisions prises dans leur manifeste « La radio publique en tant que constructeur de la paix au Mexique » prévoient que :

  • Chaque programme d’information doit débuter et se terminer avec des nouvelles positives et doit inclure au moins une histoire liée aux «initiatives de paix»
  • Chaque station de radio doit animer trimestriellement une journée de conférences, de lectures, de chansons et de poèmes sur la paix avec également les profils de personnes connues pour leur contributions à la paix
  • Un programme radio de 30 épisodes de 15 minutes chacun, sera diffusé par tous les radiodiffuseurs publics du Mexique avec des contenus dérivés du manifeste.

Le manifeste a été élaboré avec l’aide de journalistes Colombiens qui ont expliqué comment les médias jouent un rôle positif dans la transition vers la paix dans leur pays.

Prenons, par exemple, l’initiative « Radios communautaires pour la paix et la coexistence » (lancée à la mi-2016 avec le soutien de l’Union européenne) qui soutient 400 des 627 stations de radio communautaires du pays afin de créer une culture de la paix dans les zones rurales les plus reculées et les plus touchées par le conflit armé. L’initiative donne non seulement la parole à la population, mais elle comprend également des ateliers au cours desquels 200 journalistes de radios communautaires ont été formés à l’élaboration de contenus éducatifs sur la consolidation de la paix,

L’année dernière en Colombie, le Bureau du Haut Commissaire pour la Paix a commencé à former des journalistes et des annonceurs travaillant dans des centaines de petites stations de radio communautaires à travers le pays, y compris de nombreuses régions éloignées où la radio est le seul moyen d’accès.

Sur un autre continent, en Afrique, il y a maintenant tant d’initiatives médiatiques pour une culture de la paix que nous avons construit une section entière de CPNN consacrée à la question « Le journalisme africain et la culture de la paix, un modèle pour le reste de la monde ? » Des liens sont fournis avec les articles de CPNN de l’Ouganda, de la Tanzanie, du Sénégal, de la République Démocratique du Congo, du Mali et de la Somalie.

En Ouganda, depuis la fin de la guerre civile avec la LRA, les stations de radio communautaires locales se sont adressées au public pour la paix axée sur le développement. Des agences internationales ont formé des centaines de journalistes locaux aux reportages sur la paix. Un certain nombre de radios communautaires ont été créées avec un engagement pour le journalisme de paix et sont toujours actives aujourd’hui.

Le projet  « Empowering Local Radio with ICTs » de l’UNESCO aide les stations de radio et leurs communautés à dénoncer la tolérance à l’égard de la violence basée sur le genre et à en tenir les auteurs responsables en Tanzanie, en République démocratique du Congo, en Ouganda et au Burundi.

Au Sénégal, l’année dernière, des journalistes et des experts des pays d’Afrique de l’Ouest et du Sahel se sont réunis dans un séminaire sur « Le rôle des journalistes et des médias dans la prévention de la violence« .

« La responsabilité de chacun est de diffuser un contenu positif, des expériences utiles, qui participeraient à la construction du monde, et donc à la culture de la paix. Il revient donc aussi à l’Homme de mettre l’outil médiatique au service de la construction de la société, » selon Patrick Busquet, le patron de la Fondation Hirondelle (République Démocratique du Congo). C’est à la poursuite de cet idéal que la Fondation Hirondelle a installé en 2014 plusieurs médias en Afrique: Radio Okapi à Kinshasa, Radio Ndeke Luka à Bangui, les studios Tamani au Mali, Mozaïk en Côte d’Ivoire et Radio Hirondelle en Guinée.

En 2011, le Réseau des journalistes pour la paix et la sécurité (NetPeace) a été officiellement lancé au siège de l’Union africaine sous le thème « Promouvoir la culture de la paix à travers les médias ». Des coordonnateurs régionaux ont été reconnus en Mauritanie, au Mali, au Libéria, à Djibouti, au Kenya, au Burundi, en Guinée équatoriale, au Zimbabwe et en Afrique du Sud.

Aux Etats Unies l’année dernière, CPNN a participé à un panel intitulé « Cultiver une culture de paix à l’ère de Trump: quel rôle jouent les médias ?« . Parmi les panélistes figuraient Jeff Golden de Southern Oregon Public TV et Bert Etling, membre de Ashland Culture of Peace Commission et rédacteur en chef du journal Ashland Daily Tidings. Les articles sur la culture de la paix tirés de ce journal sont fréquemment réimprimés par CPNN.

Espérons que nous assisterons à la poursuite du développement des médias pour une culture de la paix dans le Nord, mais pour le moment, c’est l’Afrique et l’Amérique latine qui sont en tête.

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LIBERTÉ DE L’INFORMATION 
Mexico: Zacatecan Radio and Television System to introduce “the culture of peace” as a transversal theme
TOLÉRANCE ET SOLIDARITÉ 

Dialogue inter-religieux pour la paix : « C’est la diversité des religions qui donne un sens à la religion »
PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE 

Honduras: Culture of peace promoted in 200 young people from “hot” areas
DÉVELOPPEMENT DURABLE 

‘World’s First Solar Highway’ Opens in China for Testing
DISARMAMENT ET SECURITÉ 

Baltimore, USA: Conference on US foreign military bases
DROITS DE L’HOMME 

Uruguay’s main trade union center plans massive mobilization to construct a culture of peace
ÉQUALITÉ HOMMES/FEMMES 

Women’s March protests across America against President Trump
ÉDUCATION POUR LA PAIX 

El Salvador to prioritize culture of peace in its schools

Bulletin du CPNN (Culture of Peace News Network) du 1er janvier 2018

À la fin de l’année 2017, nous ne pouvons que constater les progrès constants dans les différents domaines et avec les différents acteurs de la culture de la paix.

La lutte contre la violence faite aux femmes a été très forte cette année, comme le remarque notre bulletin de décembre consacré à la Journée internationale pour l’élimination de la violence faite aux femmes. Ce jour s’est poursuivi pendant les 16 jours d’activisme avec les exemples venant du Sénégal, de la Burundi, du Canada, de la Colombie, du Honduras, du Yémen et de l’Australie. Les syndicats de l’éducation ont également fourni un important effort.

Nous commençons à voir la possibilité d’un désarmement nucléaire avec des progrès réalisés aux Nations Unies en 2017 à la suite des mobilisations importantes de la société civile, comme décrits dans les bulletins de juinjuilletaoût et novembre, et marqués par le prix Nobel de la paix.

La décision de la Banque Mondiale d’arrêter leurs investissements pour l’exploration des energies fossiles, est la plus recente dans ce type d’initiatives pour l’année 2017. Avec le progrès en energie renouvable, nous commencons à échapper au rechauffement de la planète, ainsi que l’ont demandé les grandes mobilisations autour de “Earthday” que nous avons décrit dans le bulletin de Mai.

Dans notre bulletin de mars, nous avons passé en revue les mobilisations de masse qui ont soutenu la participation démocratique. Une étude récente, revue dans un article que nous avons publié le mois dernier, montre que de telles mobilisations ont un effet mesurable à court et à long terme.

En ce qui concerne les acteurs, l’Organisation des Nations Unies a continue à jouer un rôle clé pour la culture de la paix, comme l’indiquait notre bulletin de février et comme cela s’est manifesté le mois dernier par leur résolution annuelle sur la culture de la paix.

Comme nous l’avons vu ces dernières années et dans nos bulletins de juillet et de septembre 2017, l’Amérique latine continue de jouer un rôle de premier plan dans la culture de la paix. En décembre, nous avons publié des articles en provenance de l’Équateur, du Mexique, du Brésil, de la Colombie et du Honduras.

Les célébrations de la Journée internationale de la paix continuent de se développer dans le monde entier. Cette année, nous avons trouvé 562 événements répertoriés sur internet, beaucoup plus que les 182 que nous avons pu trouver en 2016. Il est particulièrement remarquable que les événements de cette année aient été assez bien répartis dans toutes les régions:

Ainsi que nous décrivons dans le bulletin d’octobre, les célébrations de la Journée internationale de la paix étaient souvent dirigées par des jeunes.

En conclusion, nous voyons un développement continu de la conscience anti-guerre et la reconnaissance du besoin d’une culture de paix à l’echelle mondiale. Cependant, d’un autre côté, nous n’avons pas encore vu ces progrès aboutir au développement d’un cadre institutionnel pour la culture de la paix.

Université de Paix en Afrique: Appel à l’Inscription

UPA Campus, Huye RWANDA, 15 juillet - 5 août 2018

Chers membres du Réseau d'institutions et Fondations pour la Paix en Afrique,

Chers Membres de la PANAFCI,

Chers membres du Réseau Emmaus,

Chers membres du Réseau WANEP,

Chers Universitaires et activistes de la Paix

L'Équipe de l'Université de Paix en Afrique (UPA) vous présente, à vous et à vos partenaires son Appel à l'Inscription pour la Session UPA 2018 au Rwanda.

Trouvez ici annexé les détails du programme et d'inscription de cette année. Pour 2018 notre Campus est invité par l'association de Paix AMI et enseigne en deux langues, l'Anglais et le Francais: en mettant ensemble les deux hémisphères linguistiques du continent, l'UPA offre encore un apprentissage supplémentaire en réseautage panafricain.

Notre UPA se base sur l'idée de l'Université d'Été comme modèle de la formation des adultes. En 6 modules de base, avec la dynamique des 3 semaines de Campus résidentiel, l'engagement de nos formateurs internationaux permet aux participants de se perfectionner et se responsabiliser d'avantage comme Bâtisseur de Paix dans leurs communautés. La formation offerte renforce l'engagement en Société Civile et rend plus efficace les programmes et institutions, même étatiques.

Je vous invite alors à faire circuler les informations parmi votre personnel, vos embres et partenaires du réseau de coopération. Vous connaissez certainement plusieurs institutions et personnes qui méritent ce temps de perfectionnement et d'un tel encouragement.

N'hésitez pas à nous contacter pour toutes vos considérations et questions.
Bienvenu au Campus UPA 2018 !

Formulaire d'Inscription

Flyer

Fiche d'Information

Description du Programme

Hubert HEINDL / UPA
- Collège de Direction -

Bulletin du CPNN (Culture of Peace News Network) du 1er décembre 2017

L’ÉLIMINATION DE LA VIOLENCE FAITE AUX FEMMES

Le 25 novembre 1960, les sœurs Mirabal – trois des quatre sœurs dissidentes dominicaines – ont été assassinées par ordre du dictateur dominicain Leonidas Trujillo (1930-1962) . Depuis 1999, en leur honneur, l’Assemblée générale des Nations Unies a désigné cette date comme la Journée internationale pour l’élimination de la violence faite aux femmes. Est-ce notre imagination ou cette journée n’a-t-elle pas été davantage marquée cette année par des actions plus fortes et plus répandues que jamais?

Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a déclaré que si la communauté internationale ne s’attaque pas au problème, le monde n’éliminera pas la pauvreté et n’atteindra aucun de ses autres objectifs.

Selon ONU Femmes, « Les 16 jours d’activisme contre la violence basée sur le genre, une campagne mondiale qui se déroule du 25 novembre au 10 décembre, se déroule cette année dans le contexte d’un tollé mondial sans précédent. Des millions se sont ralliés derrière le hashtag #MeToo et d’autres campagnes,, exposant chaque jour l’ampleur du harcèlement sexuel et d’autres formes de violence que subissent les femmes partout dans le monde. Ils brisent le silence faisant le premier pas vers la transformation de la culture de la violence sexiste. »

Notre enquête sur Internet a trouvé des manifestations en Turquie, en France, au Chili, en Italie, au Mozambique, en Suède, en Espagne, en République Dominicaine, en Colombie, au Costa Rica, au Paraguay, au Mexique et au Pérou, beaucoup d’entre eux sont illustrés par des photos en couleur.

Des chefs d’État et d’autres dirigeants politiques y ont pris part. En France, le président Emmanuel Macron a annoncé une initiative visant à faciliter le signalement des plaintes d’agression sexuelle à la police. En Turquie, le président Recep Tayyip Erdogan a annoncé un nouveau plan de réforme pour protéger les femmes contre les abus physiques et sexuels. Au Canada, le premier ministre Trudeau a encouragé tous les Canadiens à se joindre à la campagne #MYActionsMatter et à trouver un moyen de lutter contre la violence faite aux femmes.

La Commission européenne a déclaré: « Nous avons consacré l’année 2017 à l’action européenne pour l’élimination de toutes les formes de violence exercées contre les femmes et les jeunes filles. »

En Équateur, le maire d’Esmeraldas, Lenin Lara, a participé à la 2ème conférence internationale sur la violence de genre en Équateur et en Amérique latine parrainée par sa ville. Il a affirmé que « la vision fondamentale est celle d’une culture de paix, une culture sans violence de genre en général qui rejette la violence dans les relations interpersonnelles de nos vies quotidiennes.  »

En Afrique, les radios locales, soutenues par l’UNESCO, sensibilisent la population à la violence sexiste dans de nombreuses régions difficiles d’accès grâce à des programmes spécifiques sensibles au genre. Notre article comprend des exemples venant de la Tanzanie, de l’Ouganda, de la République démocratique du Congo et du Burundi.

En Amérique latine, de nombreux pays ont récemment renforcé leurs codes juridiques pour lutter contre le féminicide. Il s’agit notamment du Chili, de l’Argentine, de l’Uruguay, du Paraguay, de la Bolivie, du Brésil, du Pérou, de la Colombie, du Venezuela, d’El Salvador et du Mexique. Ces derniers mois, CPNN a fourni des détails sur les mouvements impliqués, au Brésil, en Colombie et au Mexique.

Aux États-Unis, la campagne #MeToo contre le harcèlement sexuel a récemment pris le dessus sur les médias sociaux. Comme l’explique Tarana Burke, la créatrice originale de la campagne: « C’était un slogan à utiliser par les survivants pour faire savoir aux gens qu’ils n’étaient pas seuls et qu’un mouvement de guérison radicale était en cours et possible. »

Au Bangladesh, un projet mis en œuvre par l’Association nationale des femmes juristes du Bangladesh (BNWLA) et ONU Femmes dans quatre grandes universités, invite les étudiants et les étudiantes à lutter contre les stéréotypes sexistes, à s’exprimer et à prévenir le harcèlement sexuel.

Il est important que dans certains cas, la direction des activités ait été assumée par les hommes. Par exemple, en République dominicaine, l’équipe interinstitutionnelle pour une culture de la paix à San Francisco de Macoris, a organisé une marche pour les hommes contre la violence de genre intitulée « Tous unis pour le respect des femmes ». Les devises qui accompagnent cette marche incluent: Je respecte les femmes, Je respecte les mères, Je respecte ma grand-mère, Je respecte ma fille, Je respecte ma sœur, Je respecte ma femme.

Succès Diplomatique pour le Bénin : Remarquable Soutien de l’OIF pour « La Paix par un Autre Chemin »

Au lendemain de l’horrible  tragédie terroriste qui vient de se produire  en Egypte (plus de 300 morts dans une mosquée !), les hautes instances de l’OIF (Organisation Internationale de la Francophonie) , réunies à Paris les 25 et 26 novembre 2017 en session plénière ont adopté à l’unanimité une résolution proposée par le  gouvernement du Bénin  pour apporter le  soutien de  cette institution  au projet "La paix par un autre chemin".

Le Projet "La Paix par un autre chemin" promu par le Bénin à travers le Centre Panafricain de Prospective Sociale (CPPS), situé à Porto-Novo,  a été lancé avec l’appui de l’Union Africaine , l’UNESCO et de nombreuses  autres institutions en Mai 2015 lors d’un symposium international  réuni à Cotonou  qui a consacré une Intiative africaine d’éducation à la paix et au développement par le dialogue inter-religieux et interculturel, soutenu  par des actions sociales conjointes des religions associées pour l’éradication de la pauvreté .

 Une idée boussole de ce projet  retient l’attention générale

"A défaut de placer un soldat derrière chaque citoyen pour garantir sa protection, la seule option crédible et durable reste celle - incontournable - de renforcer tous les mécanismes du VIVRE ENSEMBLE, malgré toutes différences."

Entre autres réalisations, le projet "La Paix par un autre chemin" a mis en chantier à Porto-Novo, capitale du Bénin, "Une Maison de la Paix" dans laquelle des espaces de prière et de dialogue – sanctuaire chrétien -  mosquée Myriam, Mère de Jésus - temple de l’esprit pour toutes autres expressions de spiritualité  -  permettra d’accueillir  des fidèles et responsables de toutes cultures et religions.

Il sera installé dans les environs de la maison de la paix, une fontaine d’eau potable accessible aux voisins  du village et symbolisant la nécessité  de conquérir ensemble le "MINIMUM  SOCIAL COMMUN", unique chance d’une paix sincère et durable.

OUVRIR LES PORTES DE "LA MAISON DE LA PAIX" le 19 mars 2018, c’est l’ardente prière des promoteurs du projet "La Paix par un autre chemin".

Pour plus d’information, merci de consulter le site du projet "La Paix par un autre chemin" : www.lapaixparunautrechemin.org

Resolution Francophonie

Prospectus pour une Action de Grâce

 

Bulletin du CPNN (Culture of Peace News Network) du 1er novembre 2017

LES ARMES NUCLÉAIRES PEUVENT-ELLES ÊTRE ABOLIES ?

Le prix Nobel de la paix de cette année a été décerné à la Campagne internationale pour l’abolition des armes nucléaires (ICAN), l’une des coalitions de la société civile qui a soutenu le développement du Traité des Nations Unies sur l’interdiction des armes nucléaires. Pour citer le Comité Nobel, « Les armes nucléaires représentent une menace constante pour l’humanité et toutes vies sur terre. Par le biais d’accords internationaux contraignants, la communauté internationale a précédemment adopté des arrêtés interdisant les mines terrestres, les armes à sous-munitions et les armes biologiques et chimiques. Les armes nucléaires sont pourtant plus destructrices, n’ont pas encore fait l’objet d’une interdiction juridique internationale similaire. »

Nous suivons depuis plusieurs mois les progrès vers l’abolition des armes nucléaires. Lebulletin de juillet de CPNN a suivi le développement en cours des négociations aux Nations Unies. Le bulletin d’août indiquait que le Traité avait été adopté par une majorité des Assermbly General de l’ONU (122 pays).

Plus récemment, lors du débat général de la 72e session de l’Assemblée générale des Nations Unies du 19 au 25 septembre à New York, de nombreux présidents, premiers ministres et ministres des Affaires étrangères venant de toutes les régions du monde, se sont prononcés en faveur du Traité. Le 26 septembre, les ministres et représentants de 46 États Membres, délégations, organismes des Nations Unies et société civile ont pris la parole lors d’une réunion de haut niveau de l’Assemblée générale, consacrée à la Journée internationale pour l’élimination totale des armes nucléaires.

Cependant, comme nous l’avons reconnu, alors que le Traité est une “victoire importante pour l’humanité entière,” son effet est limité, car les délégations de tous les pays dotés d’armes nucléaires ainsi que la plupart de leurs alliés ont boycotté la conférence et beaucoup d’entre eux ont annoncé leur opposition. »

Le Traité ne prendra effet qu’après avoir été formellement ratifié par 50 États membres de l’ONU. Bien qu’il ait été signé par de nombreux pays, jusqu’à maintenant il n’a été ratifié que par trois pays: le Guayana, la Thaïlande et le Saint-Siège. Des activistes s’accordent à dire qu’une priorité dans les mois à venir est de faire ratifier le traité par au moins 50 pays.

Là où les militants ne sont pas entièrement d’accord, c’est la question d’une Conférence de haut niveau sur le désarmement nucléaire (UNHLC) que les Nations Unies sont censées organiser en 2018. Les organisations suivants sont pour:

Abolition 2000 a établi un groupe de travail sur le UNHLC;

Les parlementaires pour la non-prolifération et le désarmement nucléaires (PNND) ont organisé un événement à l’Assemblée de l’Union interparlementaire à Saint-Pétersbourg pour promouvoir le traité d’interdiction, les mesures de réduction des risques nucléaires et le UNHLC 2018; Le PNND vient de produire un plan d’action parlementaire pour un monde sans armes nucléaires;

Le Réseau des jeunes d’Abolition 2000 et le PNND organisent une conférence internationale des jeunes sur l’UNHLC qui se tiendra à Prague, en République tchèque, les 28 et 29 novembre 2017;

UNFOLD ZERO tient à jour une page Web consacrée à la Conférence de haut niveau de l’ONU de 2018 qui comprend tous les documents, rapports et actions pertinents;

UNFOLD ZERO et PNND produiront un guide d’action de la société civile pour l’UNHLC 2018;

Arguant en faveur de l’UNHLC, un militant de premier plan, Alyn Ware, a déclaré au CPNN qu’il suivait le modèle des autres conférences de haut niveau de l’ONU telles que la Conférence sur le développement durable (2015) qui a adopté les objectifs de développement durable, la Conférence sur le changement climatique (2016) qui a adopté l’Accord de Paris, la Conférence sur les océans (2017) qui a adopté le plan d’action en 14 points intitulé «Nos océans, notre avenir» et la conférence sur les réfugiés (2016), qui a adopté la Déclaration de New York. Alyn souligne que l’un des aspects clés qui a assuré leur succès était une action coopérative forte de la part de la société civile.

D’un autre côté, Alyn regrette que certaines organisations de désarmement considèrent le UNHLC comme une «distraction». Cela inclut ICAN qui a remporté le prix Nobel. Nous pouvons supposer qu’ils sont sceptiques sur les conférences de haut niveau de l’ONU de la même manière que les principaux militants écologistes étaient sceptiques sur les résultats de la Conférence sur le changement climatique qui a adopté l’Accord de Paris en 2016. A cette époque, CPNN a rapporté que James Hansen, un pionnier concernant le changement climatique, a déclaré le accord de Paris était une «fraude» et Naomi Klein, un autre activiste environnemental de premier plan a déclaré que «nous sommes à l’envers, la COP21 est le contraire du progrès. »

Pour que le traité sur l’interdiction des armes nucléaires soit efficace et que la conférence de haut niveau soit efficace, les mots des États membres non nucléaires ne suffiront pas. Nous devons avoir des actions en plus des mots. Il appartient aux villes, aux parlements et aux organisations non gouvernementales d’exercer une pression suffisante sur les États dotés d’armes nucléaires pour les amener au désarmement. Le traité et la conférence de haut niveau peuvent être des outils efficaces à utiliser dans ce processus.