Culture de la Paix – Afrique 2017

Chers ami(e)s de la culture de la paix,

En ce début d’année 2018, nous souhaitons vous tenir informés deactivités entreprises par l’UNESCO ces dernières années, en faveur de la culture de la paix en Afrique !

Notre action se place dans le cadre de la mise en œuvre du « Programme d’action intersectoriel et interdisciplinaire pour une culture de la paix et de la non-violence ». Le « Plan d’action en faveur d’une culture de la paix en Afrique », adopté à Luanda (Angola) en mars 2013, fournit ainsi le cadre de référence : les objectifs, les recommandations générales et les propositions d’action.

D’autres initiatives impulsées par l’UNESCO, suite au Forum de Luanda, ont montré que plus que jamais la culture de la paix représentait le socle sur lequel le continent africain devrait fonder son développement à l’horizon 2030.

Toutes ces initiatives sont rassemblées dans la deuxième édition de la brochure « Afrique – Culture de la paix » que vous trouverez sur le site du Département  Afrique, non pas pour constituer une encyclopédie d’actions accomplies, mais pour tracer un chemin, indiquer une direction pour construire l’Afrique de demain, celle qui découle de la vision de l’Agenda 2063 : « Bâtir une Afrique intégrée, prospère et pacifique, dirigée par ses propres citoyens, et représentant une force dynamique sur la scène mondiale », en particulier auprès des jeunes.

Le but de cette brochure est celui d’inspirer une réflexion permanente sur les enjeux de la paix et du développement durable en Afrique.

Nous vous en souhaitons bonne lecture et vous remercions d’ores et déjà pour vos remarques et suggestions. N’hésitez pas à nous faire parvenir régulièrement des articles et photos des activités que votre Bureau/service entreprend sur la culture de la paix, pour une plus grande visibilité sur le site internet d’AFR.

Merci pour votre engagement dans le Mouvement panafricain pour la culture de la paix en Afrique !

Lutte contre la Violence : 60 jeunes formés à la culture de la paix et à la citoyenneté démocratique

La lutte contre la recrudescence de la violence dans la région de la Marahoué est une préoccupation majeure pour l’ensemble des populations. En milieu scolaire, c’est avec acuité que les remèdes sont envisagés en vue de circonscrire le spectre de la violence et des actes d’incivisme qui y prennent de l’ampleur. C’est dans ce cadre qu’un atelier de formation et de renforcement des capacités a été organisé à l’endroit des élèves de Zuénoula au Foyer des jeunes, les 20 et 21 octobre 2017. C’est une initiative du Parlement des Jeunes de Côte d’Ivoire (PJCI) section Zuénoula, en partenariat avec la Fondation Félix Houphouët-Boigny pour la Recherche de la Paix.

Pendant deux jours, ces jeunes venus de diverses communautés du département, ont été formés à la citoyenneté et à la paix en vue de contribuer à l’instauration d’un climat de paix durable et du vivre-ensemble harmonieux dans cette zone de la Côte d’Ivoire. Mieux, il s’agissait de les amener à s’engager dans le processus de réconciliation, de consolidation de la paix et de préservation de la cohésion sociale.

La Fondation Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix qui a assuré la formation et animé les ateliers était représentée par Messieurs KOFFI Yao Ernest, TIE Bi Zaouli Lucien et YA Kouakou Jérôme. A ce titre, quatre thèmes ont été abordés dans le cadre de ces journées d’éducation à la paix.

Les thèmes "Introduction à la culture de la paix" et "Initiation aux droits de l’homme" furent présentés par le premier nommé. Quant au thème "Initiation à la gestion des conflits", il fut animé par monsieur TIE Bi. Et à monsieur YA Jérôme d’animer le module intitulé "Techniques de la communication non-violente".

Au regard du plan d’action élaboré pour faire le suivi et des recommandations, et au regard de la pertinence des thèmes abordés, les autorités de la ville, à travers leur porte-parole, en occurrence le 3ème adjoint au Maire de la ville de Zuénoula, ont souhaité que les autres couches sociales, allusion faite aux chefs traditionnels, aux élus et cadres, et aux enseignants puissent bénéficier du même atelier. C’est par la remise des diplômes de participation que cet atelier a pris fin.

Conférence Internationale FESA-UNESCO sur le Thème « Prévention des Violences et Promotion de la Culture de la Paix en Période électorale en Afrique » les 12 et 13 décembre 2016 à Luena

C’est dans cette ville symbole de Luena, dans la province de Moxico, où a été signé en février 2002 le "Cessez le feu" mettant fin à la guerre civile angolaise, que la Fondation Eduardo dos Santos (FESA) et l’UNESCO ont tenu à organiser une conférence internationale sur le thème "Prévention des violences et promotion de la culture de la paix en période électorale en Afrique".

Les principaux intervenants à cette conférence, qui a vu la participation d’environ cinq cent personnes, étaient des officiels angolais tels que le Ministre de l’Education, M. Pinda Simão, le Ministre de la Jeunesse et des Sports, M. Albino da Conceicao José et l’Ambassadeur, Délégué Permanent de l’Angola auprès de l’UNESCO, Son Excellence M. Diekumpuna Sita José, et quelques membres du Réseau de fondations et institutions de recherche pour la promotion de la culture de la paix en Afrique et du Réseau panafricain des jeunes pour la culture de la paix.

Lors de la cérémonie d’ouverture, le Ministre de l’Education a réaffirmé l’importance de la culture de la paix comme le meilleur outil pour prévenir les violences en Afrique et assurer une saine cohabitation entre les citoyens des différentes régions et cultures.

Le Représentant du Sous-Directeur général pour l’Afrique à l’UNESCO, M. Loïtéohin Félix Yé, Directeur du Bureau régional multisectoriel de Yaoundé (Cameroun) et Représentant de l’UNESCO en Afrique centrale, s’est quant lui, dans son mot de circonstance, félicité du leadership exemplaire de l’Angola dans la promotion de la culture de la paix en Afrique.

"La paix est un véritable et long processus qui implique tout le monde sans exception. Que cette conférence soit un levier pour la promotion et la consolidation de la paix, avec les jeunes, pour la prospérité de l’Angola, de l’Afrique, du monde" a souligné le Président du Conseil national de la jeunesse angolaise et membre du PAYNCOP, M. Antonio Tiagao Mateus.

La conférence, articulée autour de deux table-rondes, a donné l’occasion aux intervenants de présenter les actions menées par leurs institutions dans leurs différents pays d’origine, dans le domaine de la prévention des conflits en période électorale, et de discuter des moyens pour amener l’ensemble des parties impliquées à s’abstenir de tous actes susceptibles de créer des tensions politiques et intercommunautaires, et à privilégier des actions favorisant le déroulement apaisé des processus électoraux. A l’issue des débats, plusieurs recommandations ont été formulées en vue de prévenir toute violence pré- et post-électorale en Afrique.

La conférence s’est achevée par le lancement officiel en Angola de la Campagne des jeunes pour la culture de la paix en Afrique centrale "Des mots différents, une seule langue : la Paix" ; campagne lancée le 9 juillet 2016 au Gabon, à l’initiative du Réseau Panafricain des Jeunes pour la Culture de la Paix (PAYNCOP). L’objectif de cette Campagne comporte deux volets : la médiatisation de la notion de "culture de la paix" afin de susciter à la fois une prise de conscience et une réaction de l’opinion publique, en général; et celle du rôle de la jeunesse dans la construction et la consolidation de la paix et de la non-violence au quotidien.

La tenue de cette conférence a également été l’opportunité, le lendemain, 13 décembre, de deux réunions, en parallèle, du Réseau de fondations et d’institutions de recherche pour la promotion de la culture de la paix en Afrique et du Réseau panafricain des jeunes pour la paix.

Rapport final de la Conférence

Source: Département Afrique de l'UNESCO

Antoinette Montaigne : « La Centrafrique a besoin rapidement de la Commission Vérité, Justice, Réparation, Réconciliation pour reconstruire le Vivre Ensemble. »

Antoinette Montaigne, Ancienne ministre de la Réconciliation nationale en Centrafrique

Justice, réconciliation nationale en Centrafrique, vivre-ensemble, laïcité. Voilà bien des thèmes qui interrogent aujourd’hui les Français, mais qui concernent aussi de nombreux pays. La Centrafrique sort difficilement d’une période de quasi-guerre civile et, à tout le moins, d’anarchie. La France est intervenue avec l’opération Sangaris et la communauté internationale avec le dispositif de la Minusca.

Antoinette Montaigne, ancienne ministre centrafricaine de la Réconciliation nationale, aujourd’hui à la tête de l’Académie de la paix, répond aux questions d’Opinion Internationale sur la situation centrafricaine. Entretien.

Où en est la Centrafrique du point de vue des communautés et du vivre ensemble ?

La Centrafrique se remet lentement mais sûrement de ses blessures liées à une crise particulièrement violente. Aujourd’hui, les communautés civiles réapprennent à vivre ensemble, c’est important de le dire. La crise avait créé une confusion entre les communautés et les groupes armés. Le processus de réconciliation que j’ai pu lancer en 2014 s’est attelé à cette question, c’était la clé de la sortie de la crise. En communiquant avec les uns et les autres, les communautés ont pris conscience qu’il s’agissait d’une crise politique mais qu’on voulait y associer une coloration confessionnelle pour créer un rideau de fumée. La véritable raison de la crise, c’est la course effrénée au pouvoir. Les communautés centrafricaines sont responsables et tolérantes. Nous avons une langue nationale, le sango, parlée sur tout le territoire et dans les pays voisins, fait rare en Afrique. Nous avons ainsi une richesse inestimable qui favorise le rapprochement entre les membres des différentes communautés.

Le pays est aujourd’hui revenu à l’ordre constitutionnel et les efforts sont faits dans ce sens. Il faut remercier la communauté internationale, notamment la mission des Nations unies pour la République Centrafricaine qui a été mise en place après la mission de l’Union africaine, la MISCA, qui a fait un travail remarquable mais diversement apprécié pour apaiser les passions qui avaient produit beaucoup de violences.

Le pays est en bonne voie mais il reste beaucoup à faire pour que les traumatismes subis puissent s’estomper. Il faut continuer à lutter contre la pauvreté, l’un des aspects de la crise a été la perte du patrimoine pillé, saccagé. Cette population est aujourd’hui démunie de tout. Certains n’ont pas encore à ce jour pu retourner vivre dans leurs maisons qui ont été détruites, brûlées ou pillées. Le bétail a été vendu, consommé. Il faudrait apporter à ces gens une réparation sur le plan socio-économique, pour que les personnes qui n’ont plus rien pour vivre puissent repartir sur de bonnes bases.

On dit que la crise centrafricaine a été et est encore un conflit religieux. Est-ce le cas ?

Nous n’avons pas eu de conflit religieux mais une mauvaise gouvernance et une prédation économique. L’Etat n’a pas été géré dans l’intérêt des populations, ni dans celui du développement du pays. Il y a eu une grande difficulté dans la prise en compte des besoins vitaux de la population, à commencer par l’éducation. La population régresse dans l’éducation par rapport aux générations post indépendance. Aujourd’hui, dans un pays dit francophone où tous sont supposés écrire et parler français, peu en sont vraiment capables. Nous constatons un recul dans la scolarisation. Les gens parlent un français populaire, on peut considérer que le taux d’alphabétisation est en dessous de 50%. Nous sommes plus dans la transmission orale que dans l’apprentissage scolaire.

La crise a empêché les élèves de passer dans de meilleures conditions les diplômes des années 2012/2013, 2013/2014, 2014/2015. Ces années « blanches » compliquent le système éducatif. Ainsi, il n’est désormais plus question de rattraper tous ces examens sur une année comme cela avait été envisagé mais de remettre les choses à plat.

La composition du nouveau pouvoir sorti des urnes répond-elle à des critères confessionnels ?

Je ne peux pas vous le dire car je n’ai pas pris part à la mise en place de ce gouvernement. Je peux vous dire que toutes les communautés sont représentées et que la Centrafrique est un pays laïc. Il est important de ne pas donner beaucoup d’espace à la question confessionnelle. Ce n’est pas parce que certains souhaitant accéder au pouvoir ont utilisé le prétexte confessionnel que l’Etat doit faire de même. La société centrafricaine serait perdante. Dignité, unité, travail, notre devise nationale, ne porte aucun prétexte religieux. Ce n’est pas faire preuve de dignité, ni d’unité que de voir les êtres humains à travers leurs religions. Cela n’apportera rien à la nation.

La réconciliation nationale, cela signifie quoi en RCA ?

Cela comporte plusieurs choses. Tout d’abord, constater l’échec des dialogues politiques dit inclusifs qui n’ont jamais inclus grand monde sauf l’élite politique. La gravité de la crise montre la faillite d’une élite politique centrafricaine. Par ailleurs, constater l’impunité politique et sociale qui forme le terreau de l’accès au pouvoir par la violence, des violences politico-sociales et de l’effondrement de l’Etat. Enfin, constater que ce processus de faillite politique a conduit à une violence généralisée sur fond d’effondrement de l’Etat et de l’ensemble des institutions. La réconciliation en République centrafricaine, c’est la prise de conscience de toutes ces dimensions afin d’y apporter une réponse durable.

Ainsi, de janvier à août 2014, en tant que ministre de la Réconciliation nationale j’ai proposé des consultations populaires à la base. Elles ont permis d’aller sur toute l’étendue du territoire centrafricain, soit dans les 79 sous-préfectures au plus près des populations, en dépit de l’occupation du territoire par les groupes armés, afin de consulter tous les Centrafricains. Cette action a été menée en 2015 après le forum de Brazzaville et avant le forum de Bangui. [Opinion Internationale et Lydie Nzengou, journaliste, avaient organisé le 28 mars 2014, à l’occasion de l’anniversaire de la mort du fondateur de la République, Boganda, une conférence à Bangui pour la réconciliation nationale. ndlr]. La stratégie de réconciliation que j’avais proposée en 2014 avait été doublement validée par les forces vices de la nation et par le Bureau politique du Secrétaire Général des Nations-Unies monsieur Ban Ki-Moon, ne s’arrête pas au forum national de Bangui. C’est une stratégie de réconciliation partagée par la population centrafricaine dans son ensemble. Elle ne peut être abandonnée. Le lancement de la Commission-Vérité-Justice- Réparation-Réconciliation doit intervenir rapidement.
Vérité, car ce qui s’est passé ne peut pas être oublié et doit être dit. Réparation, car ceux qui ont tout perdu ont besoin d’un coup de pouce pour recommencer à vivre. Une fois ces critères réunis, les gens seront plus disposés à se réconcilier durablement.

Où en est le processus de réconciliation ?

La réconciliation a permis le retour de l’ordre constitutionnel et l’élection dans les règles d’un nouveau président le 30 mars 2016. Nous avons une nouvelle Constitution. Les institutions nécessaires au fonctionnement du pays, prévues dans la Constitution, doivent être mises en place dans un délai de douze mois. Nous craignons que l’Etat n’y arrive pas car c’est un Etat exsangue avec des moyens limités. Sans une profonde volonté de réconciliation, ce sera difficile mais elle est la priorité du chef de l’Etat.

La France et la communauté internationale dans son ensemble occupent-elles trop ou pas assez de place en Centrafrique ?

La présence de la France dans un pays francophone n’est pas spécifique à la république centrafricaine.

La communauté internationale vient en solidarité au nom des Nations Unies dans les pays en difficulté. C’est comme un médecin, à vous de lui dire où vous avez mal. De mon point de vue, il n’y a rien de particulier à reprocher à la communauté internationale. Peut-être que les Centrafricains n’ont pas su saisir la main qui leur était tendue.

Vous allez à Beyrouth prochainement, pour quelle raison ?

J’ai été invitée au congrès de l’Association Internationale des Maires Francophones (AIMF) dont le thème est "construire les villes du vivre-ensemble", où je présenterai une communication. Je connais bien l’AIMF car ils s’étaient préoccupés de la situation en 2014 en Centrafrique.

En France, notre devise est "liberté, égalité, fraternité". Vous habitez à Bussy-Saint-Georges (77). Que pensez-vous du climat qui règne en France ?

La France a besoin de fraternité qui est l’autre nom du vivre-ensemble, c’est l’acte par lequel on ne rejette pas l’autre mais on lui tend la main pour le découvrir et partager avec lui. La question du vivre ensemble en France n’est pas malmenée que par les attentats, ça vient de très loin. Souvenez-vous de la Marche des Beurs pour l’égalité, il était déjà question d’un problème de fraternité, tout comme les émeutes des banlieues en 2005. Tous ces problèmes accumulés ont créé un mal être de la société française et cela depuis les années 1990. Nous n’avons pas assez prêté attention à ce qui s’est passé.

J’ai travaillé pendant longtemps sur ces questions, en tant que représentante du Défenseur des enfants pendant 11 ans. J’étais professionnelle de la protection de la jeunesse. J’ai géré les émeutes de 2005 en Seine-Saint-Denis, au parquet mineur en tant que chef du pôle d’accompagnement judiciaire et éducatif. C’était une période difficile mais les professionnels de la justice étaient de grande qualité et nous avons su éteindre l’incendie en le calmant. Pour autant, regrettons de ne pas avoir pris la mesure des émeutes de 2005. Ces évènements étaient annonciateurs de ce qui se passe aujourd’hui.

Madame la ministre, que faites-vous aujourd’hui ?

Je suis consultante sur les questions du vivre-ensemble. Avec la crise dans mon pays, j’ai pris conscience de la montée dangereuse de tous types de préjugés et de l’intolérance. En tant que ministre de la Réconciliation, je me suis rendue compte qu’il en faut peu pour que les sociétés basculent. Je souhaite que l’Afrique centrale, zone perturbée par tous types de conflits, puisse s’inscrire dans la démarche du vivre ensemble.

J’ai lancé une Académie de la paix en Centrafrique mais qui ambitionne d’aller dans d’autres pays pour parler de l’éducation à la paix. Je travaille notamment avec le Réseau de l’initiative africaine de l’éducation à la paix lancé par le Centre Panafricain pour la Prospective Sociale (CPPS) de l’institut Albert Tévoédjrè. Nous allons organiser en Centrafrique des classes de paix. Nous voulons que les élèves soient la pépinière de la paix demain en Centrafrique et en Afrique.

 

Source 

Appel à Signature de la Pétition pour la Création d’une Structure appropriée de l’ONU chargée du Dialogue Inter-Religieux et Interculturel pour la Paix et le Développement

Voici un peu plus d’une année que sur impulsion du Professeur Albert Tévoédjrè, universitaire africain, homme politique du Bénin, Président et fondateur du Centre panafricain de prospective sociale  (CPPS), ancien représentant spécial du Secrétaire Général de l’ONU en Côte d’Ivoire, des  personnalités de renom venant d’horizons divers : de la culture, de l’engagement social et avec des expériences professionnelles variées ont accepté de prendre en charge avec le gouvernement du Bénin le soutien international à l’Initiative africaine d’éducation à la paix et au développement par le dialogue inter-religieux et interculturel.

Ces personnalités, au regard de la tragique impasse des réponses militaires aux terreurs qui continuent d’endeuiller chaque jour la planète, acceptent d’offrir leur expérience, leur réputation et leur lucide générosité dans le but de faire converger intelligences et consciences pour le salut public. Elles veulent que dans chaque pays se distingue et brille un point focal fédérateur d’énergies créatrices pour faire de l’Initiative Africaine, une chaîne nouvelle de sécurité humaine au delà des opérations de défense sans  lendemain de survie. D'autres figures du combat pour l’homme seront les bienvenues pour  constituer le réseau audacieux et puissant des ingénieurs attendus d’un mécanisme porteur de paix plus crédible par des actions communes, conjointes, répondant aux besoins immédiats des populations.

Par ce mouvement, nous souhaitons associer à cette initiative des citoyens du monde animés par le même désir  de "la paix par le vivre ensemble" malgré nos différences.
L’objectif visé est de collecter le plus grand nombre de signatures en Afrique et à l’échelle de la planète pour amener le secrétariat général des Nations Unies à agir en créant notamment une structure fédératrice appropriée chargée du dialogue inter-religieux et interculturel pour la paix  permettant de :

Attributions de la structure

  • créer un cadre de concertation du dialogue inter-religieux et interculturel dans les pays  membres
  • faire la promotion de rencontres entre jeunes de divers horizons socio culturels et  confessionnels pour faciliter et renforcer les mécanismes du "vivre ensemble" 
  • créer des points focaux à mettre en réseau au niveau de chaque pays et de donner priorité aux actions communes de développement  érigées et gérées par des groupes inter-religieux et interculturels 
  • élaborer des projets conjoints d’innovation sociale, fondés sur le dialogue inter-religieux et interculturel et aboutissant dans chaque pays  d’Afrique et du monde à la conquête d’un minimum social commun d’authentique développement pour tous les citoyens.
  • multiplier des centres de formation et instituts universitaires consacrés au dialogue inter-religieux et interculturel spécialement dédié à des actions communes de développement solidaire
  • contribuer à donner corps à la proposition d’une journée internationale consacrée au dialogue inter-religieux et interculturel porteur de développement.

 

Appel lancé à Cotonou, Bénin, le dimanche 3 juillet 2016

Nous sommes heureux de vous compter parmi les signataires de la présente pétition.
POUR SIGNER CETTE PÉTITION: Allez sur le lien ci-après : http://www.petitionpourlapaix.com/#gkMainbodyTop

Atelier de Relance sur le Thème : « Initiative Africaine d’Éducation à la Paix et au Développement par le Dialogue Religieux » Organisé par le Centre Panafricain de Prospective Sociale (CPPS-IAT) les 26 et 27 mai au Palais des Congrès de Cotonou au Bénin

Organisé à Cotonou du 26 au 28 mai 2015, le symposium international consacré au lancement de l’initiative africaine d’éducation à la paix et au développement par le dialogue inter-religieux et interculturel est de nouveau d’actualité. Les 26 et 27 mai 2016, s’est tenu au palais des congrès de Cotonou, un atelier de relance du projet en vue d’analyser les modalités du démarrage officiel de la deuxième édition. Cette rencontre d’une grande importance a été initiée par le président du Centre panafricain prospective sociale (CPPS-IAT), le professeur Albert Tévoédjrè, a connu la présence de plusieurs personnalités. A l’ouverture des travaux, le président du CPPS-IAT a précisé que cet atelier a pour but d’harmoniser les points de vue ainsi que les modalités en vue d’un meilleur financement du projet. Il est revenu sur le manifeste édité à l’issue du lancement du projet, en 2015, qui a reçu une bonne note des organismes internationaux. « Il est temps de dire si ce manifeste a produit des effets. Nous voulons que cet atelier accouche d’un programme qui permette aux institutions internationales de financement de porter leur point de vue sur ce qui sera composé », a-t-il dit. Cette rencontre a bénéficié de la participation effective du gouvernement béninois à travers son ministre de l’intérieur, Sacca Lafia, et d’autres personnalités venues du Burkina Faso, du Togo, de la Côte d’Ivoire et autres. Ce qui démontre leur souci du maintien de la paix en Afrique et dans le monde. Il a particulièrement adressé de vive voix ses remerciements aux chefs d’Etat togolais et ivoirien, Faure Gnassigbé Eyadéma et Alassane Dramane Ouattara qui ont travaillé pour la pérennisation de cette initiative, sans oublier le gouvernement japonais pour l’octroi d’une somme de deux cent millions pour soutenir l’initiative. "Ce n’est pas un projet gouvernemental mais un projet des peuples. Nous voulons qu’il y ait un réseau international de soutien à ce que nous voulons faire et il faut que des personnalités nous aident dans cette réforme", a-t-il conclu.

Source

Rapport de Synthèse

Conférence Internationale FESA sur la Culture de la Paix et 3ème Réunion du Réseau les 11 et 12 septembre 2015 à Soyo en Angola

La Fondation Eduardo dos Santos - (FESA) a organisé le 11 septembre 2015 à Soyo (Angola) une Conférence Internationale sur la culture de la paix. Parmi les participants figuraient, la Ministre de la Culture, le Secrétaire d’Etat aux Relations extérieures de la République d’Angola, le Secrétaire d’Etat aux Droits humains et le Secrétaire d’Etat à la famille et à la promotion de la femme, ainsi que des représentants du Réseau des Fondations et Institutions de recherche pour la promotion d’une culture de la paix en Afrique, du Réseau des Jeunes pour la culture de la paix en Afrique, de la société civile, et des organisations religieuse et traditionnelle.

La conférence a mis l’accent sur l’importance d’éduquer les jeunes dans l’esprit d’harmonie à travers les nouvelles technologies et les réseaux sociaux afin de promouvoir la paix et la non-violence. Les thématiques abordées dans les débats ont portées sur les huit domaines d’action du Programme de la culture de la paix des Nations Unies, notamment l'éducation à la citoyenneté et à la démocratie, la prévention et la résolution des conflits, le rôle des médias - et des médias sociaux en particulier- , la culture, les arts et les industrie culturelles, l'histoire, la mémoire et les pratiques culturelles, les droits humains, l’égalité des genres, le dialogue inter-religieux ainsi que le rôle particulièrement important joué par la jeunesse.

Le Réseau des fondations et institutions de recherche pour la promotion d'une culture de la paix en Afrique a tenu, le 12 septembre 2015, sa troisième rencontre à Soyo (Angola). Elle a réuni onze membres du Réseau.
Ses objectifs étaient de faire l’état des lieux du réseau depuis sa création ; de définir les aspects juridiques et budgétaires, et de débuter le plan d’action pour l’année à venir. A cet égard, plusieurs projets, notamment sur la valorisation des mécanismes endogènes de prévention et résolution des conflits, sur la Communauté de bonnes pratiques et le concours panafricain de médiation en milieux scolaire et universitaire, ont été présentés aux participants.

Rapport de la Réunion