Rapport de la 5ème Réunion du Réseau du 21 septembre 2019 en marge de la Biennale de Luanda 2019 en Angola

RAPPORT DE LA 5EME REUNION DES MEMBRES DU RESEAU DES FONDATIONS ET INSTITUTIONS DE RECHERCHE POUR LA PROMOTION D’UNE CULTURE DE LA PAIX EN AFRIQUE

     Le samedi 21 septembre 2019 s’est tenue au Mémorial Agostino Neto de Luanda, en Angola, la réunion des membres du Réseau des fondations et institutions de recherche pour la promotion d’une culture de la paix en Afrique, de 9h à 13h.

Ont participé à cette réunion, les organisations suivantes :

  • La Fondation Eduardo Dos Santos, Angola
  • La Fondation Antonio Agostino Neto, Angola
  • La Commission nationale UNESCO d’Angola
  • La Fondation Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix, Côte d’Ivoire
  • La Chaire UNESCO pour la culture de la paix, Côte d’Ivoire
  • La Chaire UNESCO transdisciplinaire de développement humain et de culture de la paix, Italie
  • Le Centre Panafricain pour le Genre, la Paix et le Développement, Femmes Africa Solidarité (FAS), Sénégal
  • L’UNESCO

Excusé, le professeur Charles Binam Bikoi du Centre international de recherche et de documentation sur les traditions et les langues africaines (CERDOTOLA)  a fait parvenir par écrit ses remarques et suggestions.

L’ordre du jour de la rencontre était le suivant :

  • L’allocution de bienvenue de M. Joao de Deus, Président du Réseau et Directeur de la Fondation Eduardo Dos Santos
  • Le bilan des activités du Réseau et la révision des statuts et du règlement intérieur
  • Le renouvellement des membres du Bureau Exécutif
  • La présentation du Laboratoire/Ecole des savoirs transdisciplinaires des cultures pour le développement durable et la paix, par le professeur Paolo Orefice
  • L’élaboration et l’adoption du plan d’action
  • Le mot de clôture du Président du Réseau

Dans son allocution d’ouverture, le président en exercice du Réseau, M. Joao de Deus Pereira a souhaité la bienvenue à tous les participants. Il a maintenu la réunion en dépit des défections de dernière minute de certains membres du Réseau qui, pour diverses raisons, n’ont pu effectuer le déplacement à Luanda. Les problèmes importants de la vie de notre Réseau  commandent de prendre des décisions qui ne peuvent plus être différées.

 Après avoir fait adopter l’ordre du jour, M. Joao de Deus a ouvert les travaux de l’assemblée ordinaire du Réseau.

La parole est passée à M. Jean-Noël Loucou, Secrétaire permanent du Réseau pour la présentation du Rapport d’activités du Réseau pour l’année civile qui court de septembre 2017 à septembre 2018. Ce rapport comporte trois parties consacrées respectivement à la mise en œuvre des recommandations de la dernière assemblée générale, au fonctionnement et aux activités du Réseau. Sur le premier point, les diligences relatives à la procédure de reconnaissance juridique du Réseau, à la demande d’affiliation à l’UNESCO et à l’élaboration d’un budget ont été exécutées. Sur le second point relatif au fonctionnement, le Réseau a tenu les réunions annuelles de son assemblée générale. Il a reçu huit demandes nouvelles d’adhésion dont une a été confirmée. Le site web du Réseau a été entièrement rénové en 2017 et est géré par un community manager. Enfin la troisième partie du rapport a fait état des activités scientifiques et culturelles. Le Réseau a ainsi organisé trois colloques scientifiques et participé, par le truchement du Président et du Secrétaire permanent, à trois rencontres scientifiques organisées par l’UNESCO à son siège de Paris.

Le rapport a été, après un bref débat, approuvé par l’ensemble des participants.

L’Assemblée s’est ensuite prononcée sur la modification des statuts et du règlement intérieur du Réseau. Les statuts ont été amendés pour inclure deux commissaires aux comptes et deux trésoriers. Les articles 2, 5, 17 et 18  ont fait l’objet  de corrections de style. Un nouvel article (article 21) a été ajouté sur les projets montés dans le cadre du Réseau qui reçoivent un financement. Il est ainsi libellé.  «  Article 21 : Ces projets verseront au Réseau un pourcentage compris entre 5 et 10 pour cent des montants. » Le règlement intérieur a été amendé pour tenir compte de ces modifications des statuts.

 

Sur le renouvellement des membres du Bureau Exécutif du Réseau, les participants ont approuvé la liste suivante qui comprend 20 membres :

Présidence : Fondation Eduardo Dos Santos (Angola)

Secrétariat permanent : Fondation Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix (Côte d’Ivoire).

Secrétariat adjoint : Conseil pour le Développement de la Recherche en Sciences Sociales (CODESRIA), Sénégal.

Membres du Bureau Exécutif

Afrique du Nord : Centre Régional du Caire pour la Formation à la Résolution de Conflits et au Maintien de la Paix (Egypte).

Afrique de l’Est : Université pour la Paix-Programme Afrique (Ethiopie) ; Centre d’Etudes pour la Paix et le Développement (Soudan du Sud).

Afrique de l’Ouest : Chaire UNESCO pour la culture de la Paix (Côte d’Ivoire) ; Société pour les Etudes sur la Paix (Nigeria) ; Femmes Africa Solidarité (FAS), Sénégal.

Afrique Centrale : Centre International de Recherche et de Documentation sur les Traditions et les Langues Africaines (CERDOTOLA), Cameroun ; Fondation Agostino Neto (Angola) ; Fondation Omar Bongo Ondimba pour la Paix, la Science et l’Environnement (Gabon) ; Chaire UNESCO pour la Culture de la Paix (République Démocratique du Congo).

Afrique Australe : Chaire UNESCO « Oliver Tambo » pour les Droits de l’Homme (Afrique du Sud) ;  Observatoire des Politiques Culturelles en Afrique (OCPA), Mozambique.

Diaspora : Initiative Whitaker pour la Paix et le Développement (Etats-Unis).

Institutions régionales : Institut pour les Etudes de Sécurité (ISS), Ethiopie.

Non-Régionaux : Fondation Culture de Paix (Espagne) ; Centre d’Etude et de Prospective Stratégique (CEPS), France ; Chaire UNESCO Transdisciplinaire de Développement Humain et de Culture de la Paix (Italie).

 

Le siège du Réseau est fixé à Yamoussoukro (Côte d’Ivoire), à la Fondation Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix.

Le quatrième point de l’ordre du jour était consacré à la présentation, par le professeur Paolo Orefice, du Laboratoire/Ecole des savoirs transdisciplinaires des cultures pour le développement durable et la paix qui fait partie du projet 2017/2021 de la Chaire UNESCO de l’université de Florence (Italie). Il s’inscrit dans les objectifs de développement durable de l’Agenda 2030.

L’Assemblée a enfin élaboré et adopté un plan d’action qui définit les actions à mener à court et moyen terme par le Réseau.

Dans son allocution de clôture des travaux, le président du Réseau, M. Joao de Deus a remercié les participants pour leur présence et leur participation active à la vie du Réseau. Il a souhaité une mise en œuvre rapide du plan d’action et une plus grande visibilité des fondations et institutions de recherche et de leurs activités auprès des citoyens et des institutions nationales et internationales.

 

                                                 Fait à Luanda, le 21 septembre 2019

                                                 Le Secrétaire permanent du Réseau

                                                 Jean-Noël LOUCOU

Téléchargez le Rapport de la Réunion

Bulletin du CPNN (Culture of Peace News Network) du 1er Mai 2019

LA LIBERTÉ DE LA PRESSE ATTAQUÉE

La liberté de la presse est attaquée dans le monde entier, avec la plus grande dégradation en Amérique du Nord et du Sud. L’exemple le plus spectaculaire et le plus dangereux est l’arrestation de Julian Assange de Wikileaks et la menace qu’il soit extradé et jugé par un tribunal illégitime aux États-Unis.

Selon Bruce Shapiro, directeur exécutif du Dart Center for Journalism and Trauma de la Columbia University School of Journalism, l’essence même de la liberté de la presse aux États-Unis est attaquée lors de la menace d’extradition d’Assange aux États-Unis. Il appelle cela une « tentative de criminaliser les reportages d’investigation ».

Non seulement la liberté de la presse, mais aussi la démocratie, les droits de l’Homme et la paix sont attaquées.

Daniel Ellsberg, lui-même le lanceur d’alerte courageux des Pentagones Papers qui a révélé les mensonges de la guerre du Vietnam, s’exprime ainsi: « Sans lanceurs d’alerte, nous n’aurions pas de démocratie. Et il doit y avoir des gens pour donner aux media les infos. Julian Assange a agi de la sorte, bien que d’autres éditeurs ne l’aient pas voulu. Maintenant il nous incombe de veiller à ce que le Premier amendement de la Constituion soit préservé. »

Les experts des Nations Unies, notamment le rapporteur spécial des Nations unies sur les exécutions extrajudiciaires, l’expert indépendant des Nations unies sur le droit à la vie privée et le rapporteur spécial des Nations unies sur la torture, ont averti que l’arrestation et la menace d’extradition d’Assange constituaient une violation de ses droits humains, « notamment sa liberté d’expression, son droit à un procès équitable et l’interdiction des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. »

Un exemple de la manière dont les révélations de Wikileaks ont promu la démocratie vient du Kenya. Patrick Gathara a écrit dans Al Jazeera comment un rapport sur la corruption du gouvernement avait été supprimé par ce même gouvernement, mais avait été obtenu et révélé par Julian Assange et Wikileaks. Gathara a déclaré que « pour une fois, les Kenyans ont eu un aperçu détaillé et sans fioriture de la quantité de richesse nationale volée par les personnes même chargées de la protéger ».

La liste des révélations de corruption gouvernementale sur Wikileaks est assez longue, et il faut 8 000 mots à la journaliste Alison Weir pour les décrire dans l’article que nous avons reproduit dans CPNN. Wikileaks a révélé « la dissimulation par le gouvernement américain de la torture, de la cruauté, du meurtre de civils, de l’espionnage de ses propres citoyens et d’autres personnes. Wikileaks a révélé les fraudes et les manipulations du Parti démocrate, la fraude du « Russiagate » et ont démasqué les projets israéliens de maintenir Gaza au bord de l’effondrement, d’utiliser la violence contre la non-violence palestinienne et de faire la guerre aux civils. » La liste pourrait être encore plus longue si l’on incluait des exemples tels que la révélation de corruption au Kenya mentionnée ci-dessus.

Bien que les États-Unis exercent des pressions dans les coulisses, cette arrestation était due aux actions des gouvernements de l’Équateur et du Royaume-Uni. Pour Noam Chomsky, cela montre la portée mondiale de l’empire américain: « Pourquoi les États-Unis devraient-ils avoir le pouvoir de contrôler ce que les autres font ailleurs dans le monde? Je veux dire, c’est une situation scandaleuse. Elle continue tout le temps ».

Heureusement, de nombreuses personnes mènent des actions pour soutenir Assange. Dans CPNN, nous avons publié deux articles de soutien de la lauréate du prix Nobel de la paix, Mairead Maguire. Le 7 janvier, elle l’a cité pour le prix Nobel de la paix. Et après son arrestation en avril, elle a exigé le droit de lui rendre visite en prison.

Mairead Maguire nous rappelle que les actions d’Assange sont une contribution importante à la paix: « Par Julians, des actions courageuses et d’autres comme lui, nous pouvions bien voir les atrocités de la guerre….. Je vis à une époque où des gens comme Julian Assange, Edward Snowden, Chelsea Manning et tous ceux qui souhaitent ouvrir les yeux sur les atrocités de la guerre risquent d’être pourchassés comme un animal par les gouvernements, punis et réduits au silence … Cet homme paie un prix fort pour mettre fin à la guerre et pour la paix et la non-violence et nous devrions tous nous en souvenir.  »

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LIBERTÉ DE L’INFORMATION

Classement mondial de la liberté de la presse 2019 : la mécanique de la peur
DÉVELOPPEMENT DURABLE

Photo essay: Climate Change Protests Sweep Europe
ÉGALITÉ HOMMES/FEMMES

Résultats positifs de l’UNCSW63 concernant les droits fondamentaux des femmes
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DÉSARMEMENT ET SÉCURITÉ

Statement on Escalating Tensions in Venezuela Issued by the Caribbean Community
DROITS DE L’HOMME

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Haïti-Rép. Dom. : « Pour une culture de la paix », thème de la semaine de la diaspora
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Bénin: Le Mouvement de jeunes pour la sauvegarde de la paix et la démocratie