Bulletin du CPNN (Culture of Peace News Network) du 1er décembre 2019

Le Pape et Culture de Paix

Le pape François engage l’Église catholique dans le désarmement nucléaire, le développement durable et les droits des peuples autochtones, éléments clés de la culture de la paix.

S’exprimant à Hiroshima le 23 novembre, il a déclaré que « l’utilisation de l’énergie atomique à des fins de guerre est aujourd’hui plus que jamais un crime non seulement contre la dignité de l’Homme, mais également pour tout avenir possible pour notre foyer commun ».

Au Vatican, du 6 au 27 octobre, le pape a organisé une réunion sans précédent du Synode des évêques catholiques de la région panamazonienne. Cette réunion dénonçait les attaques contre l’environnement et la vie des peuples autochtones en appelant à des changements radicaux dans les modes de vie planétaires, pour :

  • Arrêter la surconsommation;
  • Réduire la dépendance aux combustibles fossiles, aux plastiques et à la consommation de viande et de poisson;
  • Rechercher des alternatives durables dans l’agriculture, l’énergie et les transports.

Selon les porte-paroles du Mouvement de la paix, la déclaration du pape à Hiroshima est une nouvelle étape historique dans la lutte pour l’élimination totale des armes nucléaires. Sa proposition que l’argent dépensé pour ces œuvres de la mort soit consacré au développement humain et à la lutte pour le climat correspond au slogan adopté par les quelques 160 organisations du Collectif pour la paix, qui a appelé le 21 septembre (Journée de la paix) à marcher « pour la paix, le climat, la justice sociale et le désarmement nucléaire ».

Aux États-Unis, les propos du pape ont été accueillis favorablement par les activistes opposés aux armes nucléaires, notamment la journaliste progressiste Amy Goodman, le lanceur d’alerte Daniel Ellsberg et le mouvement Ploughshares, le groupe de sept activistes de la paix catholiques qui attendent leur condamnation pour avoir pénétré dans la base des sous-marins de Kings Bay. Ellsberg nous rappelle que le pape est une « voix puissante dans le monde » et qu’il « a évidemment reçu une éducation considérable à ce sujet, de même que les activistes du mouvement Ploughshares. Et que s’il peut transmettre cette exigence et son urgence aux évêques, je suis sûr que, partout dans le monde, cela créera les conditions dans lesquelles nos propres représentants demanderont enfin à notre pouvoir exécutif de négocier sérieusement vers l’élimination des armes nucléaires ».

Et selon le Climate Change News, les décisions du synode amazonien prévoyaient une confrontation avec le président brésilien Jair Bolsonaro pour l’avenir de l’Amazonie et le “potentiel de toucher un grand public” compte tenu de la présence de l’Église dans la région. Alors que Bolsonaro avait été élu sur un engagement de campagne visant à ouvrir l’Amazonie à l’exploitation minière et au développement, les évêques ont convenu de la nécessité d’un plan de développement alternatif d’urgence pour l’Amazonie, axé sur les droits des autochtones et la protection de l’environnement.

Luke Hansen écrit dans la Revue jésuite « Amérique » cinq points à retenir du synode :

  1. Il a placé les communautés autochtones au centre du processus synodal avant les intérêts économiques étrangers. Plus de 80 000 personnes ont participé au processus préparatoire qui a duré deux ans.
  2. Il a appelé à une « conversion » à quatre niveaux, pastoral, culturel, écologique and synodal, en invitant les Européens et les Nord-Américains à examiner et à modifier leurs modes de vie et à engager une action politique solidaire des communautés amazoniennes.
  3. Il a cherché à mettre en pratique ce qu’il a prêché concernant « l’écologie intégrale » et à prendre soin de notre foyer commun.
  4. Les 120 paragraphes du document final du synode ont été approuvés avec le vote nécessaire à la majorité des deux tiers, y compris les propositions relatives aux prêtres mariés et aux femmes diacres.
  5. Depuis son élection en tant que pape en mars 2013, le pape François a transformé le synode des évêques en un lieu privilégié de discernement et de « conversion ».

Selon le jésuite Michael Shuck de l’Université de Georgetown, un sentiment d’urgence régnait dans les témoignages d’hommes et de femmes autochtones tout au long du synode. Lors du point de presse final, le cardinal Czerny a souligné que la crise écologique et humaine est si profonde que, sans ce sentiment d’urgence, « nous ne pourrons pas survivre ». Cette affirmation audacieuse était assortie à la déclaration du Document final selon laquelle « l’écologie intégrale n’est pas un chemin de plus que l’Église peut choisir pour l’avenir sur ce territoire, c’est le seul chemin possible ».

Bien que ces déclarations soient bien accueillies par les activistes nucléaires, les activistes du climat et les jésuites, nous pouvons les considérer dans un contexte encore plus large comme une étape majeure dans la transition d’une culture de guerre à une culture de paix.

DISARMAMENT ET SECURITÉ

La déclaration du Pape François à Hiroshima constitue une nouvelle étape dans la lutte pour l’élimination totale des armes nucléaires

TOLÉRANCE ET SOLIDARITÉ


Top 5 takeaways from the Amazon synod

ÉQUALITÉ HOMMES/FEMMES

#NousToutes : des dizaines de milliers de manifestants à Paris, de nombreuses personnalités

ÉDUCATION POUR LA PAIX

Dominican Republic: Education ministry continues training on ethics, culture of peace and protection of rights

LIBERTÉ DE L’INFORMATION

Gambia : Forum régional de Banjul 2019 : engager les jeunes leaders africains dans la réalisation des agendas 2030 et 2063

DROITS DE L’HOMME


USA: Exoneration of Scott Warren is a triumph for humanity

DÉVELOPPEMENT DURABLE

Catholic church denounces ‘attacks’ on Amazon people and forest

PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE

Alternative justice strengthens the culture of peace in Chiapas

Bulletin du CPNN (Culture of Peace News Network) du 1er novembre 2019

LES PRIX ​DÉCERNÉS POUR LA PAIX

Cette année, le prix Nobel de la paix a été attribué au Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed Ali. Les lecteurs de CPNN connaissent peut-être déjà sa contribution à la résolution du conflit entre l’Éthiopie et l’Érythrée, un conflit qui dure depuis des décennies malgré un accord de paix signé il y a 18 ans. En annonçant ce prix, le Comité Nobel de Norvège a déclaré qu’il espérait que ce prix « renforcerait le Premier ministre Abiy dans son travail important en faveur de la paix et de la réconciliation ».

Octobre n’est pas seulement le mois du prix Nobel de la paix, mais aussi de nombreux autres prix de la paix et de la culture de la paix.

Desmond Tutu a annoncé les lauréats du Prix international de la paix pour les enfants en 2019: Greta Thunberg de Suède et Divina Maloum du Cameroun: « Je suis émerveillée par vous. Votre message puissant est amplifié par votre énergie de jeunesse et votre conviction inébranlable que les enfants peuvent, doivent, améliorer leur propre avenir. Vous êtes de vrais acteurs du changement et avez démontré de la manière la plus puissante que les enfants peuvent faire bouger le monde. »

Le prix Seán MacBride pour la paix de cette année, décerné par le Bureau international de la paix, a été attribué à Bruce Kent, l’un des fondateurs et principal organisateur de la campagne européenne de désarmement nucléaire dans les années 1980. Il a continué de faire office de chef de file en matière de désarmement et il est agé maintenant de 90e ans.

Le Prix de la paix de la US Peace Memorial Foundation a été décerné cette année à Ajamu Baraka. En plus d’être l’organisateur national et le porte-parole de Black Alliance for Peace, Baraka est également membre du comité administratif de la United National Antiwar Coalition et membre du conseil exécutif du Conseil de la paix américain. Il était le candidat du Parti Vert à la vice-présidence des États-Unis en 2016.

Les Alfred Fried Photography Awards, récompensant les meilleures images mondiales sur le thème de la paix, ont été attribués cette année, entre autres, aux photographes des manifestations climatiques en Europe, à la réconciliation en Afrique du Sud et aux sanctuaires animaliers en Asie.

Le prix de la paix Goi 2019 a été remis cette année à Nipun Mehta et à ServiceSpace, un incubateur de projets qui opère à la croisée du volontariat, de la technologie et de « l’économie-cadeau. » Ce qui avait commencé comme une expérience avec quatre amis dans la Silicon Valley est maintenant devenu un écosystème mondial de plus de 600 000 membres provenant de 171 pays et qui a fourni des millions de dollars en services gratuitement.

Les Prix de peacebuilders de demain 2019 ont été attribués à Youth for Homeland au Yémen, Open Art Space en Syrie (consolidation de la paix dirigée par des femmes) et l’Institut Amani en RDC (musique et arts du spectacle pour la réintégration dans la communauté).

En Australie, le prix Sydney de la paix a honoré les dirigeants du mouvement Me Too et le prix de la paix de Jérusalem (Al Quds) a rendu hommage à Antony Loewenstein, journaliste, auteur et cinéaste, cofondateur de Independent Australian Jewish Voices et partisan du Mouvement Boycott, Désinvestissement et Sanctions.

La chercheuse marocaine Karima El Azhary a reçu le Prix international du développement durable pour ses travaux de développement de nouveaux matériaux de construction et d’isolation durables, à base de déchets alimentaires et agricoles. L’objectif de ses travaux est d’améliorer l’isolation thermique et l’efficacité énergétique des bâtiments, principalement dans les zones défavorisées. Le développement durable est l’un des principaux domaines d’action de la culture de la paix.

Aux Philippines, le mouvement Teach Peace Build Peace a été reconnu par les prix TOWNS de 2019. Sa mission est de faire de chaque enfant et jeune philippin un héros de la paix.

En parlant de héros de la paix, les prix de la paix peuvent avoir un effet positif important, en particulier sur les jeunes. Par exemple, Greta Thunberg, lauréate du Prix international de la paix pour les enfants de cette année, a été inspiré par ce prix de 2018 pour la « Marche pour nos vies » aux États-Unis.

LIBERTÉ DE L’INFORMATION 

Desmond Tutu Announces the Winners of the International Children’s Peace Prize 2019

TOLÉRANCE ET SOLIDARITÉ
Kashmiri students run out of essentials, money; Khalsa Aid, J&K Students Assn extend help
ÉQUALITÉ HOMMES/FEMMES 

Honouring the Me Too Movement with the 2019 Sydney Peace Prize

ÉDUCATION POUR LA PAIX 

Extinction Rebellion, peu politique ? « Nous avons occupé le centre de Paris pendant cinq jours ! »

 

DISARMAMENT ET SECURITÉ 

Signez la pétition: Maudite soit la guerre, construisons la Paix !

DROITS DE L’HOMME
Le PAYNCoP Gabon S’Associe au Conseil National de la Jeunesse pour dire Stop aux Violences sur les Jeunes 
DÉVELOPPEMENT DURABLE 

Moroccan Researcher Karima El Azhary Wins International Sustainable Development Award

PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE 

Grands Lacs: les jeunes de la RDC et ceux du Rwanda ont manifesté à Goma pour la paix dans la sous-région

 

Bulletin du CPNN (Culture of Peace News Network) du 1er octobre 2019

JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA PAIX

Dans notre enquête de cette année, nous avons trouvé 655 actions pour cette Journée qui ont eu lieu dans le monde entier. Il s’agit plus ou moins du même nombre que pour 2018.

Le thème de cette année, décidé par les Nations Unies, était l’action climatique pour la paix. Le thème de cette Journée était ainsi associé aux énormes mobilisations contre le changement climatique qui se sont déroulées ce mois-ci dans le monde entier.

Le plus grand nombre d’actions organisées pour la Journée internationale de la paix, soit 280, s’est déroulé aux États-Unis et au Canada, grâce à la remarquable mobilisation de Campaign Nonviolence. Pour citer leur site Web: « Depuis trois décennies, Pace e Bene anime des formations à la non-violence, publie des ouvrages sur la non-violence et prend des mesures en faveur du changement non-violent. Dans l’esprit de St. Francis, Gandhi, Dorothy Day et du Dr Martin Luther King, Jr., nous avons constamment invité des personnes partout dans le monde à suivre le chemin de la non-violence. Maintenant, Campaign Nonviolence va encore plus loin dans ce travail. . pour la Semaine d’action nationale de la non-violence, chaque mois de septembre, nous nous mobilisons à travers le pays et dans le monde pour une culture de la paix, l’égalité économique, justice raciale et une restitution saine de notre environnement. »

Il y a eu également une très large mobilisation cette année en France, grâce aux efforts du Mouvement de la paix qui était responsable de la moitié des 144 actions en Europe. Pour citer leur site Web, tel que traduit par CPNN, « le Mouvement de la Paix agit pour le désarmement, en particulier nucléaire, mais aussi contre la production et les transferts d’armements, pour la réduction des budgets militaires. Constitué de près de 150 comités répartis sur toute la France et tissant des liens avec des organisations internationales pacifistes, le Mouvement de la Paix entend proposer des initiatives autour des 8 points constitutifs de la décennie internationale (ONU – UNESCO) de la promotion d’une culture de la Paix et de la non-violence :

  1. Le renforcement d’une culture de la paix par l’éducation,
  2. La promotion d’un développement durable sur les plans économique et social,
  3. La promotion du respect de tous les droits de l’Homme,
  4. Les mesures visant à assurer l’égalité entre les femmes et les hommes,
  5. Les mesures visant à favoriser la participation à la vie démocratique,
  6. Les mesures visant à développer la compréhension, la tolérance et la solidarité,
  7. Les mesures visant à soutenir la communication participative et la libre circulation de l’information et des connaissances,
  8. Les mesures visant à promouvoir la paix et la sécurité internationales. »

Dans le reste du monde, contrairement à l’Amérique du Nord et à l’Europe, les peuples souffrent de guerres et de conflits armés, et c’est là que se trouvent les mobilisations les plus remarquables pour la Journée internationale de la paix.

En Amérique latine, des mesures ont été prises en Colombie afin de renforcer l’accord de paix mettant fin aux décennies de guerre et de souffrances. Le défilé de mode à Bogota, organisé par des membres de l’ancienne guérilla des FARC, passés de l’arme à la machine à coudre, a défilé sur le podium avec des pancartes appelant à la mise en œuvre de l’accord de paix. À Medeillin, c’était un bar local qui prenait en charge l’organisation d’ateliers et de manifestations sportives en soutien à l’accord. À Tumaco, c’était une pièce de théâtre et à Valleduopar, une exposition de photos.

Dans les pays de l’ex-Union soviétique, la majorité des 54 actions ont eu lieu des deux cotés du conflit armé en Ukraine. Les mères et les enfants ont lancé des cris poignants appelant à la fin de la violence et de la séparation. Espérons que leurs cris soient entendus et mènent à la paix !. Dans la zone Est à Rovenka, « Au son des » Cloches de la paix « , les enfants se sont mis en cercle et ont joint leurs mains … Ensemble, ils ont souhaité que la guerre se termine dans le Donbass. » « À Avdeevka, qui a été à plusieurs reprises sous le feu, où ils entendent encore des coups de feu et pansent leurs plaies (il y a encore beaucoup de maisons détruites et endommagées par les bombardements), il existe un lien spécial avec la Journée mondiale de la paix à l’école n ° 7… où les élèves fabriquaient des colombes en papier, écriver ce qu’ils feraient pour la paix et organiser également une foule dansante dans la rue. » Et dans la zone Ouest, à Kvasilovsky, » Tous ceux qui étaient présents avaient les larmes aux yeux alors qu’ils observaient les enfants … tendant la main vers nous, adultes: « Je veux la paix! Je ne veux pas entendre le mot « guerre ! »

En Afrique, 9 des 53 actions ont eu lieu en République démocratique du Congo, qui continue de souffrir de décennies de guerres locales. À Beni « Alors que la paix est célébrée dans d’autres pays du monde, chez nous on célèbre les assassinats, des massacres, des pillages… » À Kananga « C’est depuis que nous sommes au mouvement citoyen lutte pour le changement pendant ou après les atrocités de Kamwina Nsapu nous n’avons jamais cesser de lancer le message de paix, mener des campagnes de sensibilisation, participer dans différentes émissions des chaînes de radios pour appeler les gens qui avaient les armes dans leurs mains pour déposer et faire la paix. » Et au Sud-Kivu « La journée internationale de la paix est célébrée pendant qu’un climat d’insécurité reste entretenu par la présence des groupes armés qui sèment terreur et désolation au Sud Kivu et dans toute la partie Est de la RDC. »

En ce qui concerne les États arabes, face à la terrible guerre en cours dans leurs pays, trois villes du Yémen: Aden, Hadramaout et Taiz ont célébré la Journée internationale de la paix. Á Taiz de jeunes étudiants en art ont réalisé des dessins avec des écrits exprimant la paix, la coexistence, la fraternité, la tolérance, des expressions appelant au dialogue et à la tolérance entre tous les groupes religieux, partis et regroupements, accordant la priorité aux intérêts de la nation, renonçant au sectarisme et à la violence, et appelant tous à travailler ensemble pour une paix durable. . .mettant le message que Taiz, malgré son siège et sa guerre, est toujours une ville qui aime la vie, l’art et la beauté et est toujours une ville d’amour, de coexistence et de paix. » D’autres actions ont été menées pour célébrer les récents accords de paix au Soudan et consolider la paix en Syrie.

En Asie et dans le Pacifique, la Journée n’a pas été consacrée à la résolution de conflits et de tensions comme en Afghanistan, au Cachemire, au Myanmar et en Corée, mais en Chine, le massacre de Nanjing, perpétré lors de l’invasion japonaise de 1937, continue d’être commémore cette année par des chants de paix de la chorale « Zi Jincao ».

En somme, nous avons souligné ici les aspects de la Journée internationale de la paix qui contribuent à la prise de conscience nécessaire à une éventuelle transition de la culture de la guerre à une culture de la paix.

GLOBAL 

Journée internationale de la paix: Que s’est-il passé cette année?

ÉTATS-UNIS ET CANADA 

États-Unis et Canada: Journée internationale de la paix

EUROPE
Europe: Journée internationale de la paix
ASIE ET PACIFIQUE 

Asie et Pacifique: Journée internationale de la paix

PAYS EX-SOVIÉTIQUES 

Pays Ex-Soviétiques: Journée internationale de la paix

ETATS ARABES ET MOYEN-ORIENT 

Etats Arabes et Moyen-Orient: Journée internationale de la paix

AMÉRIQUE LATINE ET CARAÏBES
Latine et Caraïbes: Journée internationale de la paix
AFRIQUE 

Afrique: Journée internationale de la paix

Rapport de la 5ème Réunion du Réseau du 21 septembre 2019 en marge de la Biennale de Luanda 2019 en Angola

RAPPORT DE LA 5EME REUNION DES MEMBRES DU RESEAU DES FONDATIONS ET INSTITUTIONS DE RECHERCHE POUR LA PROMOTION D’UNE CULTURE DE LA PAIX EN AFRIQUE

     Le samedi 21 septembre 2019 s’est tenue au Mémorial Agostino Neto de Luanda, en Angola, la réunion des membres du Réseau des fondations et institutions de recherche pour la promotion d’une culture de la paix en Afrique, de 9h à 13h.

Ont participé à cette réunion, les organisations suivantes :

  • La Fondation Eduardo Dos Santos, Angola
  • La Fondation Antonio Agostino Neto, Angola
  • La Commission nationale UNESCO d’Angola
  • La Fondation Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix, Côte d’Ivoire
  • La Chaire UNESCO pour la culture de la paix, Côte d’Ivoire
  • La Chaire UNESCO transdisciplinaire de développement humain et de culture de la paix, Italie
  • Le Centre Panafricain pour le Genre, la Paix et le Développement, Femmes Africa Solidarité (FAS), Sénégal
  • L’UNESCO

Excusé, le professeur Charles Binam Bikoi du Centre international de recherche et de documentation sur les traditions et les langues africaines (CERDOTOLA)  a fait parvenir par écrit ses remarques et suggestions.

L’ordre du jour de la rencontre était le suivant :

  • L’allocution de bienvenue de M. Joao de Deus, Président du Réseau et Directeur de la Fondation Eduardo Dos Santos
  • Le bilan des activités du Réseau et la révision des statuts et du règlement intérieur
  • Le renouvellement des membres du Bureau Exécutif
  • La présentation du Laboratoire/Ecole des savoirs transdisciplinaires des cultures pour le développement durable et la paix, par le professeur Paolo Orefice
  • L’élaboration et l’adoption du plan d’action
  • Le mot de clôture du Président du Réseau

Dans son allocution d’ouverture, le président en exercice du Réseau, M. Joao de Deus Pereira a souhaité la bienvenue à tous les participants. Il a maintenu la réunion en dépit des défections de dernière minute de certains membres du Réseau qui, pour diverses raisons, n’ont pu effectuer le déplacement à Luanda. Les problèmes importants de la vie de notre Réseau  commandent de prendre des décisions qui ne peuvent plus être différées.

 Après avoir fait adopter l’ordre du jour, M. Joao de Deus a ouvert les travaux de l’assemblée ordinaire du Réseau.

La parole est passée à M. Jean-Noël Loucou, Secrétaire permanent du Réseau pour la présentation du Rapport d’activités du Réseau pour l’année civile qui court de septembre 2017 à septembre 2018. Ce rapport comporte trois parties consacrées respectivement à la mise en œuvre des recommandations de la dernière assemblée générale, au fonctionnement et aux activités du Réseau. Sur le premier point, les diligences relatives à la procédure de reconnaissance juridique du Réseau, à la demande d’affiliation à l’UNESCO et à l’élaboration d’un budget ont été exécutées. Sur le second point relatif au fonctionnement, le Réseau a tenu les réunions annuelles de son assemblée générale. Il a reçu huit demandes nouvelles d’adhésion dont une a été confirmée. Le site web du Réseau a été entièrement rénové en 2017 et est géré par un community manager. Enfin la troisième partie du rapport a fait état des activités scientifiques et culturelles. Le Réseau a ainsi organisé trois colloques scientifiques et participé, par le truchement du Président et du Secrétaire permanent, à trois rencontres scientifiques organisées par l’UNESCO à son siège de Paris.

Le rapport a été, après un bref débat, approuvé par l’ensemble des participants.

L’Assemblée s’est ensuite prononcée sur la modification des statuts et du règlement intérieur du Réseau. Les statuts ont été amendés pour inclure deux commissaires aux comptes et deux trésoriers. Les articles 2, 5, 17 et 18  ont fait l’objet  de corrections de style. Un nouvel article (article 21) a été ajouté sur les projets montés dans le cadre du Réseau qui reçoivent un financement. Il est ainsi libellé.  «  Article 21 : Ces projets verseront au Réseau un pourcentage compris entre 5 et 10 pour cent des montants. » Le règlement intérieur a été amendé pour tenir compte de ces modifications des statuts.

 

Sur le renouvellement des membres du Bureau Exécutif du Réseau, les participants ont approuvé la liste suivante qui comprend 20 membres :

Présidence : Fondation Eduardo Dos Santos (Angola)

Secrétariat permanent : Fondation Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix (Côte d’Ivoire).

Secrétariat adjoint : Conseil pour le Développement de la Recherche en Sciences Sociales (CODESRIA), Sénégal.

Membres du Bureau Exécutif

Afrique du Nord : Centre Régional du Caire pour la Formation à la Résolution de Conflits et au Maintien de la Paix (Egypte).

Afrique de l’Est : Université pour la Paix-Programme Afrique (Ethiopie) ; Centre d’Etudes pour la Paix et le Développement (Soudan du Sud).

Afrique de l’Ouest : Chaire UNESCO pour la culture de la Paix (Côte d’Ivoire) ; Société pour les Etudes sur la Paix (Nigeria) ; Femmes Africa Solidarité (FAS), Sénégal.

Afrique Centrale : Centre International de Recherche et de Documentation sur les Traditions et les Langues Africaines (CERDOTOLA), Cameroun ; Fondation Agostino Neto (Angola) ; Fondation Omar Bongo Ondimba pour la Paix, la Science et l’Environnement (Gabon) ; Chaire UNESCO pour la Culture de la Paix (République Démocratique du Congo).

Afrique Australe : Chaire UNESCO « Oliver Tambo » pour les Droits de l’Homme (Afrique du Sud) ;  Observatoire des Politiques Culturelles en Afrique (OCPA), Mozambique.

Diaspora : Initiative Whitaker pour la Paix et le Développement (Etats-Unis).

Institutions régionales : Institut pour les Etudes de Sécurité (ISS), Ethiopie.

Non-Régionaux : Fondation Culture de Paix (Espagne) ; Centre d’Etude et de Prospective Stratégique (CEPS), France ; Chaire UNESCO Transdisciplinaire de Développement Humain et de Culture de la Paix (Italie).

 

Le siège du Réseau est fixé à Yamoussoukro (Côte d’Ivoire), à la Fondation Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix.

Le quatrième point de l’ordre du jour était consacré à la présentation, par le professeur Paolo Orefice, du Laboratoire/Ecole des savoirs transdisciplinaires des cultures pour le développement durable et la paix qui fait partie du projet 2017/2021 de la Chaire UNESCO de l’université de Florence (Italie). Il s’inscrit dans les objectifs de développement durable de l’Agenda 2030.

L’Assemblée a enfin élaboré et adopté un plan d’action qui définit les actions à mener à court et moyen terme par le Réseau.

Dans son allocution de clôture des travaux, le président du Réseau, M. Joao de Deus a remercié les participants pour leur présence et leur participation active à la vie du Réseau. Il a souhaité une mise en œuvre rapide du plan d’action et une plus grande visibilité des fondations et institutions de recherche et de leurs activités auprès des citoyens et des institutions nationales et internationales.

 

                                                 Fait à Luanda, le 21 septembre 2019

                                                 Le Secrétaire permanent du Réseau

                                                 Jean-Noël LOUCOU

Téléchargez le Rapport de la Réunion

Bulletin du CPNN (Culture of Peace News Network) du 1er septembre 2019

ESPOIR DE PAIX EN TERRE SAINTE

Si nous regardons les info et ne considérons que le court terme, la paix semble très éloignée entre Israéliens et Palestiniens. Mais si nous adoptons une vision à long terme tant au niveau du passé que du futur, il y a des raisons d’espérer.

Commençons par les nouvelles à court terme:

Ilhan Omar et Rashida Tlaib, les deux premières femmes musulmanes du Congrès Americain, ont été empêchées de se rendre en Israël et dans les Territoires occupés, probablement parce qu’elles soutiennent le mouvement non violent de BDS (Boycott, Désinvestissement et Sanctions). Richard Falk, ancien Rapporteur spécial des Nations Unies sur les droits de l’Homme dans les territoires palestiniens occupés, a déclaré que cela était dû à la « complicité malveillante » qui a évoluée entre les présidents américain et israélien Trump et Netanyahu. Par exemple, Trump avait tweeté qu’Ilhan Omar et Rashid Tlaib, détestaient Israël et tous les Juifs.

Toujours dans l’actualité récente, Democracy Now a présenté l’interview d’une fille palestinienne, Janna Jihad, qui, à l’âge de 13 ans, continue de dénoncer l’occupation israélienne de Gaza. Elle a commencé à raconter des histoires sur sa maison de Nabi Saleh alors qu’elle n’avait que 7 ans, après que son cousin et son oncle aient tués. Depuis, Janna a partagé d’innombrables vidéos sur la résistance palestinienne sur Twitter, YouTube et Facebook, rassemblant ainsi des dizaines de milliers des téléspectateurs du monde entier. Interrogée par Amy sur ce qu’elle pensait pouvoir être la solution, Janna a répondu « Pour moi, la solution qui fonctionnerait serait un État partagé. Il se peut que nous puissions tous vivre ensemble sous un gouvernement, obtenant les mêmes droits, moi comme toutes les autres personnes. Tous les réfugiés pourraient revenir en Palestine. Tous les peuples pourraient vivre en paix, dans l’égalité. »

Il y a plus d’espoir si nous regardons à long terme:

Dr. Bahan Bastani retrace l’histoire des interactions culturelles entre l’Islam et le judaïsme, les musulmans et les juifs. Il nous rappelle qu’au cours de l’âge d’or de la civilisation islamique, du IXe au XIIe siècle, les civilisations musulmane et juive ont prospéré dans les centres islamiques d’enseignement supérieur de Bagdad et d’al-Andalousie-Espagne, et que les territoires musulmans étaient un paradis pour les Juif du monde. Dans l’environnement multiculturel fertile d’al-Andulus, les érudits juifs et musulmans ont réalisé d’importants progrès dans les domaines de l’astronomie, de l’astrologie, de l’optique, de la géométrie, de la médecine, de la philosophie et des œuvres littéraires. En outre, lorsque l’Espagne est tombée sous la domination catholique espagnole en 1492 et que les Juifs ont été persécutés, c’est l’empire ottoman qui a envoyé des navires pour sauver les Juifs d’Espagne les envoyer dans les territoires musulmans. Au cours des trois siècles suivants, les Juifs de l’Empire Ottoman Turc et Musulman ont accédé à des postes élevés en tant que médecins de cour et diplomates étrangers.

Le Docteur palestinien Mazin Qumsiyeh retrace l’histoire du pays de Canaan. Il commence par l’aube de la civilisation qui a eu lieu dans cette région lorsque les gens sont passés de chasseurs-cueilleurs à des communautés agricoles. Pendant les 12 000 premières années avant les Croisades, il y a eu très peu de conflits. « La Palestine était une société multiethnique, multireligieuse, multiculturelle et multilingue. Les Croisades, comme le conflit actuel, venait aussi de l’extérieur. »

Mais, comme Qumsiyeh le dit, « le patient n’est pas sans espoir … en biologie, quand je regarde la forêt et que je vois une espèce dominer, je ne dis pas que c’est une forêt en bonne santé. Je dis que c’est malsain, qu’elle va décliner. La force vient de la diversité, alors nous disons que c’est ce qui va se passer ici et c’est une autre raison pour laquelle je suis optimiste: nous luttons pour l’égalité et pour maintenir le pays comme il était supposé être: multiethnique, multiculturelle et multireligieux. »

En regardant les temps actuels, le rabbin Michael Lerner a contesté l’idée que le problème vient simplement du fait « qu’Israël est une société raciste et que la plupart des Israéliens sont racistes ». Au lieu de rejeter ceux qui sont en désaccord, les activistes de gauche doivent comprendre les origines historiques des attitudes sionistes, issues non seulement de l’Holocauste, mais aussi de l’expérience de juifs d’anciens pays communistes et de pays arabes méconnus par les juifs d’origine européenne. Il conclut: « Les actions scandaleuses de la majorité juive de devenir des oppresseurs des Palestiniens resteront, pendant des milliers d’années dans le futur, l’un des moments les plus scandaleux de l’histoire juive. Mais cela ne sera annulé que lorsque nous pourrons développer une nouvelle politique de compassion des deux côtés et une conviction renouvelée que nous pouvons travailler ensemble si nous partons d’une perspective de respect et de soins à leur égard, même lorsque nous ne sommes pas d’accord avec leurs inclinations politiques actuelles. »

Comme le disent de longue date les militants de la paix Len et Libby Traubman: « Un ennemi est un ennemi que nous n’avons pas écouté quand il parle de son histoire. »

« Le sionisme peut-il être racheté? » est également exploré par l’écrivain tikkoun Yehezkel Landau. Il voit un espoir dans la lutte mutuelle des Israéliens et des Palestiniens contre la dégradation de l’environnement, comme en témoigne la marche annuelle pour le climat. « Quand elle a été organisée il y a cinq ans, quelque 200 personnes y ont participé. Cette année, plus de 5000 personnes, citoyens palestiniens et juifs de tout Israël, ont défilé. Elles portaient des banderoles proclamant la solidarité mutuelle face aux menaces environnementales et à la nécessité de travailler ensemble. Pour assurer un avenir commun … Nous avons besoin de plus de signes d’espoir comme ceux-là pour stimuler notre esprit et motiver l’action, au sein de nos communautés respectives et au-delà des frontières. »

Pendant ce temps, la lutte pour la justice continue. Omar Barghouti, membre fondateur de la Campagne palestinienne pour le boycott universitaire et culturel d’Israël et cofondateur du mouvement BDS (Boycott, Désinvestissement et Sanctions), appelle à soutenir le BDS face aux tentatives du Congrès américain de le supprimer. Il nous rappelle que « le BDS appelle à la libération de la Palestine dans des conditions d’égalité avec les Israéliens et s’oppose catégoriquement à toutes les formes de racisme, y compris l’antisémitisme”. Et il conclut: “Notre espoir demeure vivant alors que nous assistons à un changement de l’opinion publique en faveur des droits de l’Homme des Palestiniens. »

TOLÉRANCE ET SOLIDARITÉ

Manifesto on diversity: the Land of Canaan

DÉVELOPPEMENT DURABLE

Kazakh capital to host 2019 UNWTO Urban Tourism Global Summit on SDGs

ÉQUALITÉ HOMMES/FEMMES


Voices of Afghan women ‘must be heard at the table in the peace process and beyond’

ÉDUCATION POUR LA PAIX

Colombia: Barranquilla will host the first Ibero-American Education Congress

DISARMAMENT ET SECURITÉ

Les Amériques se préparent pour la deuxième Marche mondiale pour la Paix et la Nonviolence

DROITS DE L’HOMME

Le PAYNCoP Gabon et AFRICTIVITES édifient les organisations de la société civile sur la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples

LIBERTÉ DE L’INFORMATION

 
Colombia: Rigoberta Menchú asks the Government to strengthen the peace agreement

PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE

Côte d’Ivoire: Béoumi:Les chefs traditionnels initient une caravane pour la paix

 

Bulletin du CPNN (Culture of Peace News Network) du 1er août 2019

CONFÉRENCES POUR LA CULTURE DE LA PAIX

Cet été et cet automne, des conférences internationales sur la culture de la paix seront parrainées par des organisations du monde entier.

Le 13 septembre, les Nations Unies organiseront un forum de haut niveau à leur siège, à New York, pour célébrer le 20ème anniversaire de la Déclaration et du Programme d’action pour une culture de la paix. Les organisations sont invitées à initier des actions pour marquer l’événement, telles que:

  • mentionner l’anniversaire de la culture de la paix sur la page de couverture de votre site Web,
  • organiser un atelier sur la culture de la paix,
  • lancer une campagne éducative sur la culture de la paix,
  • plaider auprès des responsables de votre gouvernement la création d’un ministère pour la paix, basé sur la résolution sur la culture de la paix.

La réunion est convoquée par la présidente de l’Assemblée générale des Nations Unies, Maria Fernanda Espinosa.

Le gouvernement angolais et l’UNESCO organiseront du 18 au 22 septembre un Forum panafricain pour la culture de la paix, appelé Biennale de Luanda. Cet événement devrait avoir lieu tous les deux ans pour former les acteurs et les partenaires d’un mouvement panafricain de prévention de la violence et des conflits et de consolidation de la paix. Il poursuit une série d’initiatives de l’UNESCO pour la culture de la paix en Afrique qui se sont développées au fil des années.

Luanda a été le site d’un symposium international sur la culture de la paix, organisé les 23 au 25 juillet et parrainé par l’Instituto Superior Politécnico Tocoísta, auquel ont participé des participants du Brésil, du Portugal et des États-Unis. L’objectif spécifique du symposium est d’envisager la création d’un Master en études africaines et afro-américaines en sciences politiques (sociologie) avec l’Université Howard aux États-Unis et l’Université Bahia au Brésil.

Une conférence sur la jeunesse et la consolidation de la paix en Afrique s’est tenue à Abidjan, en Côte d’Ivoire, les 16 et 17 juillet, sous le parrainage de deux centres de recherche Ivoiriens et du programme du Centre international Woodrow Wilson pour les universitaires, basé à Washington. Parmi les thèmes de la conférence: « Construire une culture de la paix: Eduquer les jeunes à la paix ».

Le 14ème Congrès mondial de la médiation et d’une culture de la paix se tiendra le 17 septembre à Buenos Aires, en collaboration avec l’organisation T20 Argentina. Le T20 s’efforce d’ajouter de la valeur au processus du G20 avec des propositions de politique publique fondées sur des preuves factuelles dans des domaines d’intérêt. pour l’agenda international. Le Congrès réunit des professionnels internationaux qui échangent des pratiques qui permettent de résoudre les conflits et de construire une culture de paix durable en Amérique latine et dans le monde.

Le Bureau international de la paix (IPB), basé à Berlin, tiendra une conférence du réseau de la jeunesse sur le thème « Transformez-vous! Vers une culture de la paix » les 20 et 22 septembre. Le Congrès engagera des jeunes de différents horizons et avec différentes perspectives et approches de la paix, de la justice et du développement durable, ainsi que divers experts et spécialistes de différents domaines liés aux problèmes du Congrès. L’IPB est l’une des organisations de paix les plus anciennes et les plus prestigieuses, ayant reçu le prix Nobel de la paix en 1910.

Le travail pour la paix des enseignants chypriotes grecs et chypriotes turcs a été l’un des points forts de la réunion annuelle de l’Institut international pour l’éducation pour la paix. La réunion de cette année a réuni 75 participants de 35 pays au cours de la semaine du 23 au 28 juillet. La réunion s’est tenue à Chypre pour présenter les initiatives susceptibles de faire de l’île une plaque tournante de l’innovation dans les domaines de l’histoire pour la réconciliation et de l’éducation pour une culture de la paix. L’IIPE est actuellement coordonné par un secrétariat de l’Université de Toledo aux États-Unis.

Un Forum Mondial pour la Culture de la Paix s’est tenu à La Haye, aux Pays-Bas, le 13 juin, organisé par la Fondation culturelle Abdulaziz Saud Albabtain du Koweït et l’Institut international de la paix basé à New York. Selon le Forum, « la définition de la paix est passée de l’absence de conflit à une paix positive au sein de la communauté des Nations Unies … La culture de la paix reconnaît le lien qui existe entre la paix, le développement et l’Homme. Défini en 1999, le terme vise à s’attaquer aux causes profondes des conflits en soulignant l’importance du dialogue, de la négociation et de la coopération entre les individus, les groupes et les nations. »

Le Prix mondial de la paix: Conférence internationale pour la paix s’est tenu à Stockholm du 29 juin au 3 juillet. L’objectif de la conférence était « d’explorer ce que sont les valeurs universellement partagées et comment elles peuvent contribuer à un monde de paix et donner de l’espoir pour l’avenir de humanité. » La séance initiale était consacrée à « l’ordre du jour sur la manière de partager une responsabilité mutuelle pour créer une culture de la paix ». La plupart des sponsors étaient des organisations bouddhistes, y compris celles basées en Thaïlande, en Suède, aux États-Unis, en Inde et au Népal, au Royaume-Uni, en Europe et en Chine.

Le Forum de haut niveau des Nations Unies a clairement indiqué que la culture de la paix reposait sur la Déclaration et le Programme d’action des Nations Unies pour une culture de la paix de 1999. Alors que les autres conférences internationales énumérées ici ne mentionnent pas explicitement la résolution sur la culture de la paix, elles reconnaissent que ce sont les Nations Unies qui ont fourni une base universelle à son concept et à sa pratique.

 

LIBERTÉ DE L’INFORMATION
Jayathma Wickramanayake à l’ONU : « Les jeunes sont des partenaires pour la paix »
DÉVELOPPEMENT DURABLE

Environmental damage is a war crime, scientists say

ÉQUALITÉ HOMMES/FEMMES
Venezuela. The construction of peace must have the quality of feminism
ÉDUCATION POUR LA PAIX

Delia Mamon, la paix par l’éducation (Suisse)

DISARMAMENT ET SECURITÉ

Officials Urge Disarmament ‘Stepping Stones’

DROITS DE L’HOMME

UN chief welcomes power-sharing deal between Sudanese military and opposition

TOLÉRANCE ET SOLIDARITÉ

Muslim World League, Patriarchate of Moscow sign cooperation deal

PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE

Counseil d’Europe: Une culture de la paix pour prévenir la violence et le terrorisme

Bulletin du CPNN (Culture of Peace News Network) du 1er juillet 2019

MANIFESTATIONS DE MASSE NON-VIOLENTES

Partout dans le monde, les citoyens descendent dans la rue pour des manifestations non-violentes afin de réclamer justice et démocratie.

Dans certains cas (Hong Kong, la Russie et l’Algérie), les manifestations ont déjà entraîné certains changements, tandis que celles du Kazakhstan, de la République tchèque, du Soudan et du Brésil n’ont pas encore atteint les résultats souhaités.

Hong KongPrès de deux millions de personnes sont descendues dans les rues de Hong Kong pour protester contre une proposition chinoise autorisant l’extradition vers la Chine continentale d’habitants de Hong Kong et de ressortissants chinois ou étrangers voyageant à travers la ville. Les critiques ont estimé que cela resserrerait l’emprise de Pékin sur la ville autonome, régie par une politique «un pays, deux systèmes», cimentée lors du transfert de Hong Kong par les Britanniques en 1997. L’opposition à la loi sur l’extradition provenait de vastes secteurs de la société, y compris les hommes d’affaires, les professionnels, les enseignants, les étudiants, les activistes pour la démocratie et les groupes religieux. À la suite des manifestations de masse, le projet de loi a été suspendu. Cependant, le mouvement n’a pas été complètement retiré et la dirigeante de Hong Kong, nommée par la Chine continentale, est toujours en place malgré les appels à sa démission.

Russie. Des manifestations ont éclaté en Russie à la suite de l’arrestation du journaliste d’investigation Ivan Golunov, accusé injustement de drogue. Golunov publie principalement des rapports d’investigation dénonçant la corruption, et Meduza, la plate-forme en ligne pour laquelle il écrit, est l’un des médias les plus lus en langue russe. Après plusieurs rassemblements plus modestes en faveur de Golunov, des milliers de personnes avaient prévu de descendre dans la rue le mercredi 12 juin pour soutenir le journaliste, même si les autorités n’avaient pas approuvé la manifestation. Golunov a été libéré auparavant, à la suite de la publication simultanée par trois des principaux journaux indépendants avec le titre “Nous sommes Ivan Golunov”. En conséquence, le ministre russe de l’Intérieur, Vladimir Kolokoltsev, a annoncé que les responsables de l’arrestation et des charges seraient licenciés.

Algérie. En avril, à la suite de manifestations de masse, le président Abdelaziz Bouteflika, au pouvoir depuis plusieurs décennies, a été contraint de démissionner. Les manifestations de masse se sont toutefois poursuivies, exigeant la démission de son gouvernement et la poursuite d’autres personnalités. Des arrestations d’anciens responsables et hommes d’affaires corrompus ont été effectuées, mais les manifestants continuent, réclamant plus de poursuites et un nouveau gouvernement sans lien avec le précédent gouvernement de Bouteflika.

KazakhstanLes manifestants continuent de descendre dans les rues du Kazahstan après la tenue d’élections suivant la démission inattendue du président Nursultan Nazarbayev, qui dirigeait le pays depuis son indépendance de l’Union soviétique en 1991. Les manifestants allèguent que le choix de son successeur n’était pas libre ou équitable, et, comme prévu, le successeur de Nazarbayev, trié sur le volet, a été élu.

République Tchèque. Des centaines de milliers de militants ont envahi le centre de Prague le dimanche 23 juin, point culminant des manifestations antigouvernementales contre le gouvernement du Premier ministre Andrej Babis. Auparavant, quelque 400 000 personnes avaient signé une pétition invitant le milliardaire Andrej Babis à démissionner en raison d’accusations de fraude. Les rassemblements ont été déclenchés après la nomination par Babis d’un allié proche en tant que nouveau ministre de la Justice du pays, à un moment où les procureurs décident de la mise en accusation possible.

Soudan. Après que le régime autocratique du président Omar al-Bashir, qui avait duré trois décennies, se soit soldé par une prise de contrôle militaire en avril, les pourparlers ont échoué en mai entre les manifestants et le Conseil militaire de transition au pouvoir au sujet d’un calendrier pour un régime civil. Le 3 juin, les forces de sécurité et les paramilitaires ont ouvert le feu sur des manifestants favorables à la démocratie qui organisaient un sit-in devant le siège de l’armée à Khartoum, faisant plusieurs morts et de nombreux blessés. Les manifestants soudanais prévoyaient de retourner dans les rues le dimanche 30 juin à l’occasion de rassemblements de masse baptisés le « millions march. » [Mise à jour: « La révolution ne va pas mourir!. » Tel était le message de dizaines de milliers de manifestants qui se sont engouffrés dans les rues du Soudan le 30 juin, réclamant un régime civil.]

Brésil. Des millions de personnes ont participé à la grève générale au Brésil le 14 juin, avec des manifestations dans 380 villes du pays. La grève avait été déclenchée pour rejeter la proposition du gouvernement de Bolsonaro de contre-réforme du système des retraites, mais elle reflétait également l’opposition aux coupes dans le secteur de l’éducation, qui avaient déjà entraîné des millions de personnes dans la rue les 15 et 30 mai. Le gouvernement de Bolsonaro a été frappé par des révélations de collusion entre le juge et le parquet lors du procès contre l’ancien président Lula. Le juge en cause a ensuite reçu le ministère de la Justice de Bolsonaro. Les politiques du gouvernement Bolsonaro concernant les peuples autochtones et l’environnement et les attaques de Bolsonaro contre la communauté gay suscitent également une vive résistance.

Bien qu’il y ait eu des violences policières contre des manifestants au Soudan et au Kazakhstan, les manifestants eux-mêmes étaient non-violents dans tous les cas susmentionnés. C’est un bon signe que le peuple descende dans la rue plutôt que de rester passifs en ce moment de l’histoire, marqué par de nombreux revers pour la démocratie. Le fait qu’ils soient non-violents est particulièrement important. Comme indiqué précédemment dans CPNN, un projet de recherche sur la résistance non violente et la consolidation démocratique, fondé sur 101 transitions démocratiques survenues entre 1945 et 2006, a révélé que la résistance non violente, y compris les marches de protestation de masse, est plus efficace que la résistance violente à court terme, ainsi que à long terme.

      

DROITS DE L’HOMME

Hong Kong protesters march demanding leader resign

DÉVELOPPEMENT DURABLE

L’agroécologie et l’agriculture paysanne pour préserver la biodiversité

ÉQUALITÉ HOMMES/FEMMES

 
Peace through Tourism: Celebrating Her Awards

ÉDUCATION POUR LA PAIX

Le PAYNCoP Gabon Sensibilise les Jeunes Leaders Associatifs sur La Résolution 2250

DISARMAMENT ET SECURITÉ

Dr. Garbis Der-Yeghiayan Elected Chair of Rotary Middle East Initiative Council

LIBERTÉ DE L’INFORMATION

 
Biennale de Luanda: Forum panafricain pour la culture de la paix

TOLÉRANCE ET SOLIDARITÉ

EDUCATION: Imagine programme helping to reconcile divided Cyprus

PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE

Restorative Justice in Brazil: Culture of Peace instead of Punishment